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mercredi 20 décembre 2006

Commentaires

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Euh, au niveau de la lecture du sondage, c'est un peu court, jeune homme ! La question page 18 demande à l'enquêté s'il pense pouvoir devenir *un jour* SDF, ce qui raye d'emblée la question des projections réalistes dans l'avenir.

Généralement, on utilise une limite temporelle pour rendre la projection réaliste, comme "pensez-vous vous munir d'un pot catlytique dans les deux ans à venir", ou "pensez-vous courir le risque de devenir SDF dans les cinq années à venir".

Le "un jour" (comme dans "un jour mon prince viendra") laisse beaucoup trop d'expectatives.

Ton billet s'ouvre sur une énormité : l'Etat redistribue 50% du PIB. Non. Il le prélève, mais n'en redistribue qu'une part infime, sauf à considérer le paiement des traitements des fonctionnaires, des fournisseurs de l'Etat et le service des intérêts de la dette comme une redistribution des richesses. Sur ce dernier point, ce n'est pas totalement faux, mais redistribuer les richesses prélevées aux marchés financiers, c'est du ségolisme ?

Si les SDF sont relativement peu nombreux, on peut se demander, alors, pourquoi leur accueil est si peu et si mal organisé (les lieux d'accueil des SDF étant d'une saleté et d'un inconfort indignes d'une pays aussi riche que vous le dites). Il est impossible d'espérer la réinsertion d'une personne qui ne peut jamais prendre les transports publics faute de moyens, qui n'a aucun moyen de communication moderne pour chercher du travail, qui doit dormir au milieu des cafards et des alcooliques et se fait jeter dehors au petit matin (les horaires d'ouverture des centres existants étant assez stricts).

Je sais je dévie du sujet initial, mais après tout, cette peur de devenir SDF qui habite tant de nos concitoyens, pourrait être un bon moyen de les amener à s'intéresser à ces questions.

Très bon billet. Pourrais-tu néanmoins revenir dans ton rôle de spin doctor officieux de Ségo et nous livrer ton analyse de sa prestation à Ripostes ? Je l'ai trouvé bonne sur les valeurs, nulle à chier sur l'économie (je suis ségoléniste, je précise). Elle a abandonné son blairisme salvateur pour du Mauroyisme caca d'oie.

Sur le fond du billet : un autre indicateur que "il y a quelque chose de pourri au Royaume de Danemark", c'est que désormais, il y a une suspicion terrible sur la police et la justice (suspicions en plus justifiées), comme si on ne pouvait plus se fier à rien. Les flics, on pense à raison qu'ils sont soit inutiles, soit nuisibles ; la justice, qu'elle passe son temps à commettre des erreurs judiciaires sur les uns et à être laxiste avec les autres.

Bref.

La seule vertu d'un sondage débile dans ce genre, c'est de te donner l'occasion d'écrire un billet plein de verve... Supposons que la question ait été "Pensez-vous qu'il est possible que vous vous crashiez la prochaine fois que vous prendrez l'avion", ou "Pensez-vous qu'il est possible que la foudre frappe votre toit", ou "Pensez-vous qu'on peut vous servir au restaurant un surgelé ayant subi plusieurs ruptures de la chaîne du froid"... je pense qu'on obtiendrait une proportion de réponses positives tout aussi abomiffreuse. Mais ça prouve quoi, à part que les gens ont de l'imagination?

Fr.
Evidemment, la question aurait pu être précisée et mieux cadrée, mais il me semble qu'elle reste très symbolique de la déprime de ce pays. La proportion de SDF est à peu près la même partout (les Etats-Unis sont une exception, puisque l'agglomération de Los Angeles compte autant de SDF que toute la France ou toute la GB). Je ne pense pourtant pas qu'il soit possible d'obtenir le même taux de réponses positives ailleurs, même en restant aussi hypothétique.

Eolas,
Ma foi, il faut bien considérer que les traitements des fonctionnaires font partie de la redistribution, même si ces derniers ont eux aussi le sentiment qu'ils pourraient se retrouver SDF. Mais sur la question du ségolisme, et bien qu'étant tout à fait à l'aise avec le concept de redistribution, je fais partie des gens de gauche qui considèrent qu'il faut créer des richesses avant de les redistribuer.

Coco,
Ce n'est pas parce que les SDF sont relativement peu nombreux que s'occuper d'eux est facile, justement parce qu'ils interpellent plusieurs niveaux de structures : sociales, sanitaires, médicales... Trouver un lieu d'hébergement, c'est peut-être ce qu'il y a de plus facile à faire, mais s'occuper d'un alcoolique, d'un schizophrène, etc. c'est moins évident (je n'utilise pas ces termes de manière péjorative). Surtout si le type vit dans la rue depuis des années, se promène en groupe avec une meute de chiens, patati patata.

C'est la raison pour laquelle il me semble qu'au lieu de chercher à convaincre les Français de leur malheur ontologique, on ferait mieux d'étudier les problèmes pour ce qu'ils sont. La sociologie, par exemple, serait un bon outil d'analyse du phénomène si elle n'était pas totalement prise en otage par les bourdieuseries habituelles : si nous sommes tous SDF, il n'y a plus de SDF. Ou du moins, il est demandé à l'Etat de traiter le problème avec des gros sabots sans impact plutôt qu'avec du sur-mesure, à la fois moins spectaculaire et moins coûteux.

François,
J'ai regardé l'émission en différé sur le web. En économie, c'est assez moyen. Mais je pense qu'il s'agit d'un problème français plutôt que socialiste. Quand nous passons notre temps à expliquer que la monnaie qui n'empêche pas les Allemands d'être les premiers exportateurs mondiaux est un drame pour nos entreprises, que veux-tu qu'il se passe ?

Poil de lama,
Non, je crois que c'est différent. Et c'est la raison pour laquelle j'ai groupé ça avec le sondage sur le travail à l'école. D'ailleurs, on peut restructurer le propos en disant que c'est parce que Le Monde prétend que les lycéens sont misérables que leurs parents ont peur de devenir SDF.

Le sondage en question ne reflète aucune "hantise de clochardisation" des français.
Si on me demande si je crois que c'est un risque possible, je répondrai également oui, c'est un risque possible (même s'il est infintésimal: j'ai une famille sur laquelle compter, un job en temps partiel qui paie mal mais un employeur solvable). Cela ne fait pas de moi un grand effrayé de mon avenir (il est d'ailleurs intéressant de noter que celon toute probabilité, et pour arriver à un tel taux de réponses qu'un certain nombre de fonctionnaires ont dit que leur clochardisation était une possibilité).

Merci de ce billet.
La peur généralisée, meilleur moyen d'ailleurs de ne rien cibler donc, in fine, de n'avoir aucune promesse (sérieuse...) à tenir.

Petit correctif : à lire Les naufragés, du psychiatre Declerck qui a passé plus d'un an avec les clochards parisiens, selon ces derniers, c'est toujours un évènement (en général perte du job) qui enclenche la cascade qui mène à la rue. Donc le sentiment que, après un coup dur (puis 2, et ainsi de suite) on peut petit à petit lâcher, et que quand on a lâché, c'est foutu, n'est pas forcément infondé.

Pour revenir à ton billet, je rêve (et j'ai écrit mon rêve ici : https://touvabien.typepad.com/touvabien/2006/12/la_bataille_de_.html)d'un homme ou d'une femme politique qui sera capable de dire : ya plein de choses à changer, mais quelques sujets sont plus fondamentaux que d'autres selon moi, voici ma liste de priorités (bien ciblées). Et si le vote s'effectuait réellement en fonction de ce choix de priorités, il exprimerait véritablement des préférences collectives.

Mais dilemme du prisonnier : Sarko ne le fera pas parce que Ségo risque de brasser plus large, et inversement.

Que faire?

Un dernier truc en passant.

Tu réponds à François : "Quand nous passons notre temps à expliquer que la monnaie qui n'empêche pas les Allemands d'être les premiers exportateurs mondiaux est un drame pour nos entreprises".

Mais ce n'est pas "nous" qui disons ça, ce sont eux (les politiques, qui jouent le jeu du bouc-émissaires), et les Français qui le croient puisque les leaders de la gauche et de la droite s'accordent sur ce point (et que la majorité des Français n'a ni le temps ni l'envie, ni peut-être les outils, pour lire econoclaste ou des articles expliquant que la monnaie n'est pas responsable de nos maux) !

La redistribution n'est que de 32% du PIB. Comme en Suède ou au Danemark. SDF: Social Démocratie Française?

Une magarita avec des lardons, ce n'est plus une margarita

@ Hugues :

L'amélioration des structures d'accueil (horaires d'ouverture plus larges, propreté, etc) serait déjà un bon point.

Concernant les alcoolos, une partie ne l'était pas avant de sombrer dans la pauvreté.

Certes il ne faudrait pas tomber dans le "yakafokon", mais il reste que certaines mesures simples et pas si chères que ça (la propreté des centres d'accueil notamment...) auraient pu être mises en oeuvre depuis longtemps, et ne l'ont pas été, peut-être tout simplement parce que ça n'intéresse personne? D'où ma réaction : avec ce genre de sondage inepte, tout au moins a-t-on l'occasion de parler de ces problèmes en espérant intéresser les gens.

IL FAUT SE MOBILISER POUR LES INFIRMIERES BULGARES ET LE MEDECIN PALESTINIEN : DES VIES HUMAINES (ET NOTRE HONNEUR D’EUROPEENS) SONT EN JEU !
Faire du bruit c’est déjà un bon début. Il faut se rappeler que cette abomination dure depuis plus de 7 ans, dans l’indifférence générale de la part de l’Occident. Il est évident que si il s’agissait de ressortissants de l’UE, voir de journalistes (!) les mobilisations de toutes sortes auraient fleuries depuis belle lurette…et bien, puisque la nationalité compte plus que la vie humaine, disons-nous qu’au moins à partir du 1er janvier prochain, il s’agira de la vie de 5 ressortissantes européennes !
Peu importe le passé, il faut se mobiliser maintenant, mais à un niveau international, et pour commencer, européen. Il faut faire comprendre aux chancelleries européennes que les citoyens européens ne tolèreront pas qu’on agisse ainsi avec les leurs, sous prétexte de ne pas se fâcher avec un dictateur sinistre et grotesque. Si une voix européenne dans le monde doive exister, c’est pour défendre ces causes avant tout. Allons-nous encore devoir attendre que les Américains viennent nous sortit du pétrin, parce que nous nous sommes rendus impuissants ?!
Et peu importe que l’affaire puisse être instrumentalisée par tel ou tel responsable politique peu délicat, pour se faire de la pub sur le dos de ces gens innocents. Toutes les voix seront nécessaires !
La mobilisation doit être internationale, pour que le régime de Tripoli comprenne qu’il a suffisamment joué avec la patience des démocraties. On a essayé de l’acheter et de l’amadouer pendant 7 ans, avec le résultat que l’on voit. Il faut passer au seul langage que les dictatures comprennent, celui de la force.
Donnons de la voix ! Que les blogs servent à qqch !

100 % des infirmières bulgares travaillant en Libye craignent de se retrouver condamnées à mort un jour.
100 % des avocats bloggeurs libéraux célèbres pour leur blogue feraient mieux de se concentrer sur leur droit.

Je proteste ! En Libye aussi nous avons des avocats !
Et ils sont aussi bons qu'Eolas (en revanche, c'est clair, il ferait mieux de ne pas trop se mêler d'économie).

Pas mal ce billet: ça me fait penser aux réactions que j'entends quand je dis que je veux quitter la Suisse pour rentrer en France. J'ai parfois l'impression qu'on me prend pour un illuminé, un peu comme si j'allais entrer dans la cage aux fauves...

Rassurez-moi, il y a encore des gens heureux en France, non? :-)

C'est vrai qu'Eolas est un peu moins bon en économie qu'en droit (mais dirait alexandre Delaigue dans son billet du jour, c'est cela l'avantage comparatif!)
Quand on dit qu'il y a 50% prélevé par l'Etat, c'est vraiment au sens très large car cela reprend toutes les cotisations de sécurité sociale (retraite santé familles et chômage) Derrière, il y a une redistribution assez importante, même si certains estiment qu'elle pourrait être beaucoup plus redistributrice pour moins cher
On pourrait aussi parler du RMI
Par ailleurs, l'effet redistributif vient aussi de l'inégalité des prélévements, notamment à travers l'impôt sur le revenu ou l'ISF

Puisque tu sembles t'intéresser à l'état psychologique, sinon psychiatrique des français, je ne peux que te conseiller de lire le dernier ouvrage d'un des illustres "parrains" de mon blog, Bernard Stiegler, intitulé "La télécratie contre la démocratie - Lettre ouverte aux représentants politiques".

Je pense que cela pourrait t'ouvrir des perspectives de réflexion intéressantes sur ta compréhension de ce qui se passe en France en général, et sur la stratégie de Ségolène en particulier.

@François
>>Je l'ai trouvé bonne sur les valeurs, nulle à chier sur l'économie (je suis ségoléniste, je précise).


L'important, c'est les valeurs :)

Que fait on de l'insertion et de la responsabilisation ?
Les centres d'accueil de SDF sont sales et mal entretenus. Ne pourrait on pas demander au SDF jeunes, en espérant qu'ils ne soient pas tous alcolo ou drogués, de participer à l'entretien en leurs fournissant produits de nettoyage et peinture, moyennant, en échange de leur travail, quelques avantages en nature: priorité d'accueil, repas etc.
Peut être que quelques associations pratiquent déjà cette forme d'insertion qui devrait se substituer à l'assistanat?

Hugues, t'es un king..

je découvre le blog et l'article. Sur ce dernier, je recommande la lecture du livre
"Les infortunes de la pensée magique", de Jacques Darmon, Le seuil, 2002.

Tout ça ne vous rappelle pas quelqu'un ? Il y a bien longtemps, du temps où il n'allait pas se prosterner devant le pape pour lui susurrer sa musiquette... Ben oui, vous avez trouvé, c'est Bob Dylan, "Like A Rolling Stone" ! Là, il ne se privait pas de le dire au jeune cadre dynamique et méprisant que ça lui pendait au nez. La leçon a mis du temps à être comprise, mais maintenant, on y est...

52% des Français seraient donc prêts à prêter les tentes qu'ils utilisent pour leurs campings de randonnée aux
Français privés de lardon dans la Margarita (que personnellement je préfère avec du citron vert, sans glace s'il vous plaît)?

mondieumondieu qu'en pense Ségolène?

Très bon billet. 86000 SDF environ, cela pourrait effectivement se règler.
A croire en tous cas que nous les français aimons bien jouer à nous faire peur.

Sauf que j'ai lu l'étude, et si on élargit un peu plus la définition, on arrive à 300 000 personnes mal logées, vivant chez des proches, dans des hotels.

Et en extrapolant un peu, ils chiffrent à 800 000 le nombre de personnes ayant eu des difficultés ces trois dernières années (il me semble)qui les ont fait appartenir aux catégories précédentes de manière temporaire.

Donc pas négligeable. Pas forcément en voie d'aggravation forcément structurellement, mais conjoncturellement avec loyers hauts et pénurie d'offre (lié).

Jani-Rah,
"Et en extrapolant un peu, ils chiffrent à 800 000 le nombre de personnes ayant eu des difficultés ces trois dernières années"

Et en extrapolant davantage, on arrive effectivement à la moitié des Français, c'est ça ?

Car il y a aussi les gens qui aimeraient bien une pièce de plus, qui n'ont pas de double-vitrage, qui ont la vue bouchée par ceci ou cela.

C'est justement le problème que je veux poser, la confusion entretenue entre les SDF (les gens qui sont dans la rue pour des raisons spécifiques liées à leur parcours individuel méritant un traitement adapté) et les questions de logement plus large.

C'est ce mélange des genres, comme dans la question des "lycéens au travail", qui est porteur d'anxiété et d'hypocrisie et ne règle rien.

Aller passer la nuit dans une tente, c'est un beau témoignage de solidarité. Un peu vain, un peu mièvre, mais individuellement impliquant tout de même. Surtout s'il permet de comprendre qui sont les SDF et de saisir qu'il ne s'agit pas forcément d'une question de logement. Pense-tu que prendre un type dans la rue, un peu alcoolo, un peu toxico, et lui donner une chambre de bonne est la clé du problème. Ou cette bonne femme qui traîne dans mon quartier en marmonnant dans sa barbe, les pieds enveloppés dans des sacs plastiques ? Est-elle une "mal-logée" ou une personne ayant un besoin urgent d'une assistance psychiatrique ?

Toujours dans mon arrondissement (le 11e), la présence de clodos russes et ukrainiens ne parlant pas français (et que je subodore être d'anciens militaires) est frappante. Je ne fais pas de différence entre clodos selon leur nationalité et je pense qu'ils doivent tous être aidés sans discrimination, mais peut-on évoquer une faillite du système de solidarité français s'il ne sait pas régler le problème des alcooliques russes en dérive à travers l'Europe ?

L'angélisme, ce mot-valise vidé de son sens à force d'utilisation abusive, fonctionne encore assez bien pour décrire l'attitude bien-pensante à l'égard des SDF, attitude visant à éluder les circonstances concrètes du phénomène (un phénomène qui n'a d'ailleurs rien de nouveau ni de Français) pour en faire un nouvel avatar de la lutte des classes, opposant désormais "mal-logés" et "bien-logés" -- ces derniers devenant quasiment des exploiteurs et des privilégiés. C'est absurde.

Hugues,
Vous ne m'aviez pas habitué jusque-là à cette distanciation ni cette simplification: n'y aurait-il aucune nuance entre le SDF pur et dur (c'est-à-dire couchant sur le dur) et ceux qui voudraient un salon et une pièce en plus?
Lorsqu'un couple désire un deuxième, voire un troisième enfant par exemple, n'est-il pas nécessaire, indispensable même de pouvoir disposer d'un appartement plus grand que le deux pièces initial dans lequel vous emménageâtes avec votre dulcinée?
Ou considérez-vous que la famille va avec le salaire?
Imaginez que l'ascenseur social se soit arrêté (si si je vous assure celà arrive à certains) et que les salaires combinés de ce couple ne représentent que le double de leurs frais de logements...Imaginez qu'un des salaires disparaisse: s'ils se sont résignés à entasser les enfants (ou à ne pas en avoir) dans une seule pièce, quoi d'étonnant à ce qu'ils aient peur de se retrouver à la rue, au cas où le dernier salaire viendrait à être compressé ou délocalisé..
Ne faudrait-il pas les considérer comme des mal-logés, futurs délogés?

Il ne s'agît pas là d'angélisme.
Attention avec les ismes à ne pas tomber dans la proposition de brioches pour ceux qui n'ont pas de pain.
C'est celà, cette oubli de l'Histoire, qui serait absurde.

D'accord avec un des contributeurs ci-dessus. Ségolène a vraiment été consternante sur le volet économie à Ripostes (notamment confrontée à une question sur les 35h). Les messages de Hollande n'arrangent rien (on sait que ce garçon pourtant intelligent "n'aime pas les riches")... Bref, tout cela est un peu court.

On va finir par voter Bayrou !

Leblase: des familles avec enfants dans la rue pour cause de salaire délocalisé? Un exemple SVP.

Ah que cela fait du bien de lire un billet où il n'est pas question notre petite dame du peuple poitevin.

@coco

Sur les la propreté des lieux d'accueil, évidemment que oui. Mais est ce un objectif facile à atteindre ? Je passe parfois devant un centre d'hébergement récent (enfin un magnifique vieux bâtiment maintenant affecté à cette tache), dans un quartier propret et joli tout plein. Je ne suis pas rentré dedans. Mais, durant les périodes d'ouvertures, l'extérieur est jonché de débris, canettes, défections, verres cassés divers et variés.

Que faire ? Vous croyez vraiment qu'expliquer gentiment que c'est pas bien, que ce n'est pas se rendre service à soi que de tout dégueulasser ainsi etc. va fonctionner ? Pour les quelques sqatteurs que j'avais pu avoir dans mon hall d'immeuble, ce discours gentillet n'avait pas vraiment fonctionné, voyez-vous...

je ne dis pas bien sûr qu'il ne faut rien faire, mais que le pb est lourd.

@ Eviv,

Je suis simplement intéressée par l'impact que peut avoir le type de sondage stupide dénoncé par Hugues dans ce post.

Si l'impact peut être d'arriver à des idées et propositions concrètes pour faire évoluer la situation des sans-abris, alors tant mieux.

Pour ma part je sais bien que c'est un problème effrayant et déprimant, et je ne prétend pas détenir toutes les solutions.Dans le cas que vous décrivez, il me semble que les mairies ont des services de propreté avec des employés chargés de faire le ménage, non? C'est si couteux de faire un peu plus d'efforts par endroits? Je n'en sais rien, mais la question est sincère!

Plus largement l'incertitude du lendemain et l'incapacité corrélative à faire des projets tenaille beaucoup de français.

Alors évidemment le sondage cité par hugues est RIDICULE, évidemment, mille fois évidemment.

Mais cette peur au ventre qui habite un certain nombre de nos compatriotes (dont moi-même en ce moment, eh oui...) n'est pas à prendre à la légère selon moi.

Plus que jamais il faut faire de la politique et de la pédagogie pour éviter les chausses-trappes attachées à cette réalité, notamment, la part croissante des interprétations erronées ("c'est la faute à l'conomie de marché / à la mondialisation / aux étrangers").

Tant qu'on ne va pas sur le terrain EXPLIQUER les blocages, les freins à la croissance et aux emplois, ce terrain-là est voué à être squatté par les extrémistes de tout poil qui, eux, ne ricanent pas bêtement devant la peur des français ("ces imbéciles ne sont pas réalistes").

Bon je m'emporte hein...

Bonne année.

Comme je cite ton billet, voici un tracback manuel :-) :
https://polluxe.free.fr/wordpress/?p=175

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