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vendredi 24 novembre 2006

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Voici les sites qui parlent de Libé gratuit : évaluation à la française ! :

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Il reste un point que tu n'abordes pas : le Voice est distribué à New York, soit dans une ville. Libé est un quotidien national. Les gratuits ne sont distribués que dans les métropoles : Paris, Lyon, Marseille. Quid du lecteur perdu sur la lande bretonne, sur le plateau du Larzac ou en Lozère ?
Libé peut décider de les abandonner au profit d'une distribution gratuite sur les grandes villes, mais cela doit être dit clairement.

Je suis comme DSK, j'ai réponse à tout... Pour mémoire, l'essentiel de la diffusion de Libé est parisienne. S'il n'était plus diffusé que sur les grandes villes, ça serait presque un progrès !

Mais diffuser un titre gratuit en province peut être organisé par des professionnels de la logistique ou du portage, voire par la Poste, qui sait remplir les boîtes aux lettres de prospectus. On peut même imaginer que le type vraiment isolé puisse s'abonner (ce que le Village Voice propose). Bref, impossible n'est pas français (comme on ne dit plus chez nous).

Il y a un pb psychologique étrange avec la notion de gratuité. Etrange à l'heure du logiciel libre.

Le service consistant à apporter le journal à l'abonné est payant et le restera.

Le contenu du journal est gratuit et, je pense, le restera.

Ce qu'il s'agit de rendre gratuit, dans la suggestion que Hugues recommande d'étudier, c'est la mise à disposition du journal papier dans les points de passage de flux importants de gens.

Moi ce que j'aimerais, gratuits ou pas, ce seraient des journaux français d'audience nationale publiés ailleurs qu'à Paris.

Je confirme Hugues,
le Village Voice a perdu de son influence depuis sa gratuité. Il n'a tout simplement plus les moyens de vraies enquêtes. Une grave crise a du reste secoué la rédaction il y a un ou deux ans et s'est conclu par le départ (forcé pour certains) de plumes de talent.

Si la gratuité marche encore pour cet hebdo new yorkais c'est parce qu'il est avant tout un des agendas culturels les plus complets de New York, gratuit qui plus est comparé au payant Time Out, ce qui explique sa forte circulation et le nombre des annonces, car au-delà des PA (même en baisse) les pubs des clubs, cinémas et autres lieux de culture sont demeurées constantes. Mais on est très loin des beaux jours qui ont fait sa réputation, dommage d'ailleurs.

Ce débat ne sert à rien car même si il était certain de pouvoir sauver Libé par cette méthode, les journalistes ne pourraient pas l'accpeter. Ils en feront une question de principe.

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