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dimanche 27 août 2006

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Voici les sites qui parlent de La faute du pasteur Jospin :

» Au centre toute! de Le Journal d'une Cantilienne
Qui peut encore croire au retour de Lionel Jospin? A la Rochelle, ce jour, Lionel Jospin s'est exprimé devant le mouvement des jeunes socialistes, la voix brisée par l'émotion, il a nié avoir abandonné les socialistes au soir du 21 avril 2002 après [Lire la suite]

» Université d'été 2006: Le PS à 488km 49 de l'Union ! de Farid TAHA
pour la peine et le temps d'un mea culpa, le passé était présent à la Rochelle, aussi simple qu'imparfait en la personne de Lionel Jospin. Jospin que tout le monde attendait a l'espace d'un remord balayé ses chances de se projeter dans le futur... En [Lire la suite]

Commentaires

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Votre ami Michem B. a raison, l'échec de Jospin tient à cette multiplication.

Mais pourquoi cet émiettement? Cela ne tiendrait-il pas à la position politique ambigüe de Jospin? Les gauchos semblent le penser (pas assez à gauche), à l'unisson des chevénementistes (pas assez à droite). Ils ont probablement tous raison. Ni à gauche ni à droite, le PS français n'est plus nulle part, il est bien normal que cette réalité se reflète dans les résultats électoraux. Et ça risque de durer, tant que les camarades n'écouteront pas les paroles lucides d'un Rocard.

Je vous suis beaucoup plus dans ce billet que dans celui sur les serviettes (je n'y insiste pas).

Juste un point sur l'intervention de Jospin: il pointe le fait qu'il pensait permettre à la gauche de ne pas se reprendre une avoinée (relative comme vous l'indiquez: un demi point..) aux législatives de juin 2002. Et c'était l'analyse que je m'étais faite à l'époque: en servant de fusible, il préservait les chances d'une cohabitation Chirac-PS.

Je ne m'explique toujours pas pourquoi "l'electrochoc" n'a pas eu lieu à ces legislatives: faibles taux de participation et de vote pour les candidats de gauche, alors que l'on nous avait expliqué que le peuple de gauche s'était réveillé de sa gueule de bois du 21 avril en jurant "plus jamais ça".

Le choc du 21 avril aura servi de leçon à suffisamment d'électeurs pour que le candidat du PS (à mon avis la candidate) soit au deuxième tour
Les électeurs de droite l'ont ils suffisamment compris pour que le petit Nicolas s'y retrouve aussi? A voir, mais je parierais que oui
A ce propos, Le Monde analysait il y a quelques jours le site de LO: les militants estimaient que les milieux populaires allaient voter Le Pen ou Royal
Par ailleurs, j'ai réagi à cet article sur mon blog, en revenant sur les causes de l'échec du candidat Jospin
http://verel.over-blog.com/article-3651516.html

Jospin n'a pas ramené la croissance. La reprise de la croissance était européenne.

Jospin n'a pas fait de réformes sociales. Il a laissé tout le boulot aux suivants (retraite, sécurité sociale,..). Il a continué à largement augmenter les effectifs de l'éducation nationale malgré la baisse du nb d'élèves.

Les yeux mouillés de LJ vous ont tout de même tourné la tête...

Les réponses sont davantage à chercher dans la personnalité de Lionel Jospin.

Comme tous ceux qui sont à ce niveau, il y a des failles. Les gens normaux ne survivraient pas à la pression de ce niveau de pouvoir.

Josepin et son passé troskiste, sa manie de nier ce qu'il est, ce qu'il était, son désir d'être aimé...

Le nombre de candidatures dans un camp ne veut rien dire si le candidat principal est charismatique et fait envie. En 2002, ce n'était pas le cas, en 2007, on semble reparti sur le même schéma.

Avec un demi-point de plus, Jospin aurait été au second tour -- sauf qu'il l'aurait perdu et de belle manière. Qu'on le déplore ou non, il est parfaitement clair qu'en 2002, l'élection s'est jouée sur l'insécurité, et sur ce terrain, Chirac aurait ratatiné Jospin. J'ajoute que si les Sudistes avaient été plus nombreux, eh bien les Nordistes, ils leur auraient foutu la pâtée. Mais c'est bien les Nordistes et Chirac qui ont gagné, et il ne me paraît pas malin-malin, quatre ans après, de soutenir encore la thèse imbécile de l'épouvantable concours de circonstances fâcheuses. Jospin a perdu parce qu'il n'a pas convaincu les électeurs, et le reste, mon cher Hugues, est de la littérature guère meilleure que celle du projet socialiste (oui, d'accord, je suis un peu dur, tu as quand même une plume autrement plus alerte).

Le PS ne convainc pas les électeurs, c'est un fait que j'aimerais bien le voir juger préoccupant. D'ailleurs, si son projet le plus ambitieux est de faire un demi-point de mieux que l'extrême-droite, je pense qu'il est très bien parti pour se ratatiner une fois de plus. Et quoique je pense que c'est en effet tout ce qu'il mérite, moi, ça ne me réjouit pas.

Bien vu comme analyse de l'autocritique de Jospin.
Mais son demi-retour dans la course à la candidature n'a rien de réjouissant, tant il vient encore brouiller les cartes...

En ce qui me concerne je me pose réellement la question à savoir si les candidats socialistes ne sont pas des romantiques quelque peu enfantins, ou qui ne connaissent pas leurs limites du principe de Peter ou si tout simplement ils sont des mauvais comédiens.

Que le spectacle auquel nous assistons actuellement est affligeant.
Je n’arrête pas de me poser la question suivante : « Et ça veut gouverner la France ? »

Royal au talent de comédienne médiocre (voir son discours de Frangy : comment toujours sourire en parlant sérieux, voix essayant d’être plus grave qu’habituel, gestes en retard sur les paroles, questions- réponses avec le public contre la droite qui tentent de chauffer la salle comme un vulgaire comique, pas de propositions concrètes etc. etc)...
Royal qui fuit les confrontations de peur qu'il puissent révéler certaines lacunes...

Jospin jouant la corde sentimentale en chemise de bûcheron...

Fabius qui ne sait plus quoi promettre de plus et qui prend des postures mitterrandiennes le chapeau enfoncé sur son crâne chauve...

Lang qui n’a toujours pas compris qu’il a dépassé l’age pour jouer à l’idole des jeunes...

Hollande qui affirme ne pas aimer les riches et qui s’aplatit devant le facteur...

DSK qui cherche à rester quelque peu professionnel mais s’aperçoit qu’il a du mal à interpréter une « chanson populaire »...

Tout cela couronné par un programme totalement hors de la réalité et une seule tactique : la critique systématique de la droite.

Non, décidemment, pour moi, ce n’est pas digne de prétendre diriger un grand pays comme la France !

en tout cas Jospin et DSK sont allés discuter devant les jeunes socialistes et n'ont pas fuit le débat comme l'a fait ségoléne...cela laisse mal augurer des choses

avez vous lu l'article des Echos sur son entretien avec ses "suporters"
http://www.leséchos.fr/info/rew_france/300031485.htm - il reprend un peu de stature mais semble comprendre que c'est un peu tard - il oublie un peu aussi que Hollande c'est son leg au PS

désolée il manque htm à la fin

A propos du qualificatif « gnome » …
Il y a une chose que je n'arrive pas à comprendre : pourquoi des gens apparemment intelligents s'abaissent si facilement à insulter ceux dont ils ne partagent pas les opinions politiques…
Dommage, j’aimais bien votre blog…

Margit,
Je n'avais évidemment pas l'intention d'être agréable au président de l'UMP en le qualifiant de "gnome", mais je me suis amusé à vérifier la définition que donne le Littré du terme et je trouve qu'elle est à la fois éclairante et pertinente :

"(ghnô-m') s. m.

Nom des esprits qui, dans le système des cabalistes, président à l'élément de la terre et à tout ce qu'elle renferme dans son sein, comme les ondins à l'élément de l'eau, les sylphes à celui de l'air et les salamandres à celui du feu.
Le mot remonte à Paracelse, sans qu'on sache s'il représente le grec signifiant, intelligence."


Bien entendu, le mot peut aussi convenir à un homme de petite taille et mal fichu...

Je ne vous connais pas, peut-être êtes vous petit et mal fichu, mais certainement pas très fin dans vos qualificatifs anti-Sarkozy, je pourrais donc facilement vous dire que vous êtes un « ghnôm » de l’intelligence fine …

Mais peut-être vos nouvelles fréquentations commencent-elles à instiller leur venin dans votre cerveau qui me semblait pourtant à priori bien fait…

L’insulte est le dernier argument du pauvre d’esprit …

Pour mieux saisir la mutation qu’est en train de vivre le Parti Socialiste français, il est impératif de remonter aux origines du socialisme sans conteste marquées par Karl Marx et Jean Jaurès. De ce fait, les auteurs, Jacques Laudet et Gaspard-Hubert Lonsi Koko, livrent au lecteur un parcours historique très riche en repères ayant balisé la voie de la gauche à travers l’Europe occidentale ainsi que l’ancienne URSS et ses satellites.
Ce premier tome concerne la naissance et les réalités du socialisme : à savoir la période allant de la fin du XVIIIe siècle à janvier 1947 – plus précisément, en France, de Gracchus Babeuf au gouvernement de Léon Blum. De la Révolution française de 1789 au guesdisme, on prend connaissance des grandes époques du socialisme : de la crise à l’Est à celle à l’Ouest ; on s’attarde sur l’archéo-socialisme, avant de s’intéresser au socialisme historique pour mieux appréhender le socialisme moderne devant préparer l’avènement du socialisme contemporain.
Seule l’analyse des faits passés permettra d’accoucher d’un projet ambitieux et de renforcer autour d’un programme commun, après la défaite à la présidentielle et aux législatives de 2007, de "probables et occasionnelles" alliances ayant permis la victoire aux élections municipales et cantonales de 2008.

Titre : Socialisme : Un combat permanent - Vol. 1 : Naissance et réalités du socialisme
Parution : 12 mai 2008
ISBN : 978-2-916335-04-9
GENCOD : 9782916335049
Pagination : 320 pages
Prix : 21,50 euros

Les auteurs :
Après avoir été gaulliste, Jacques Laudet a vibré à partir de 1958 pour Pierre Mendès France et François Mitterrand. Il s’est toujours interrogé sur les causes profondes de l’évolution politique. Ancien membre de la SFIO, il a adhéré au Parti Socialiste dès sa création en 1969 et y a milité activement jusqu’à son décès en février 2008.

Gaspard-Hubert Lonsi Koko est l’auteur de plusieurs ouvrages – dont "Un nouvel élan socialiste", "Le demandeur d’asile", "Mitterrand l’Africain ?"... Il préside le club de réflexion Enjeux Socialistes et Républicains.
Site personnel : http://www.lonsi-koko.net

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