Israël a évidemment le droit de se défendre. Mais pas n’importe comment. Chirac a le devoir de s’exprimer. Mais pas seulement.
Merde alors, à peine rentré de vacances, me voici devenu chiraquien ! Le vieux roublard ayant (temporairement ?) abandonné l’idée de jouer la carte « Alzheimer en phase terminale » pour se préserver de la méchanceté du monde, le voici revigoré par la dernière explosion de violence moyen-orientale et rehaussé dans mon estime presque autant que dans les sondages.
N’allez pas le crier sur les toits, mais je me retrouve en effet en parfaite harmonie avec à peu près tout ce que notre estimé Conducator a pu proférer depuis le début de l’intervention israélienne. Pour autant, et à la différence du père Chirac, qui y est quasiment chez lui, je ne connais pas le Liban. Je n’y suis jamais allé et je n’ai même jamais eu le projet de m’y rendre. Mais j’ai rencontré pas mal de Libanais dans ma vie et, pour des raisons que je ne m’explique pas vraiment, le courant est toujours admirablement passé.
Bon, je n’irai pas, comme le fait Le Monde, jusqu’à évoquer la « relation spéciale » censée perdurer entre la France et son ancien protectorat du « Levant », même si l’Histoire a forcément laissé des traces. Je me bornerai à constater que s’est toujours instaurée, avec une surprenante rapidité, une sorte de cordialité chaleureuse entre les Libanais de Marseille, de Paris, de Londres ou de New-York et votre serviteur ― une conversation de quelques minutes prenant fréquemment les allures d’une amitié de quinze ans.
Mais il ne faut pas chercher à tout analyser. D’ailleurs, si nous devions nous imposer, à un niveau individuel, une affection systématique pour les nationaux de tous les pays que l’Hexagone a, à une époque ou une autre, étouffé sous son projet civilisateur grandiose et désintéressé, la France passerait pour le royaume des Bisounours. Non, fort heureusement, nous avons encore la possibilité d’apprécier, d’ignorer, voire de détester qui bon nous semble. Donc, moi, j’aime bien les Libanais alors que je ne sais pas grand-chose des, disons, Polynésiens. Et l’idée d’une résurrection progressive de « la petite Suisse du Moyen-Orient », du retour du dynamisme et de l’optimisme dans la baie de Beyrouth, d’une renaissance du seul pays arabe où le multi-confessionnalisme, la diversité culturelle et la démocratie sont vécus comme autant de chances me convenait fort bien... Dans mes divagations les plus déconnectées de la réalité, j’aurais même bien vu la capitale libanaise jouer les coffres-forts ou les shopping centers d’une confédération israélo-libano-palestinienne inspirée du modèle helvétique... On peut toujours rêver, non ?
J’aime bien les Libanais, disais-je, et le spectacle de ces derniers jours, ces gens sur les routes, ces immeubles et ces usines en ruines, ce retour à la case départ d’un pays ayant réussi à surmonter près de vingt ans de guerre civile me retourne l’estomac. Bon, n’étant pas personnellement sensible au tropisme antisioniste d’une bonne partie des médias français, via lesquels Israël est inévitablement présenté comme le méchant (encore que la couverture du conflit en cours me soit apparue comme étonnamment équilibrée) et ses opposants invariablement décrits comme de pauvres hères poussés au terrorisme par la terrible logique de la guerre asymétrique, je ne ferai pas l’impasse sur les raisons qui ont poussé Ehoud Olmert à intervenir.
Le Hamas d’abord, mais surtout le Hezbollah, portent l’entière responsabilité de cet engrenage. Et lorsque deux organisations de cet acabit pénètrent en territoire israélien pour y enlever des soldats, lorsque des roquettes sont expédiées par centaines sur les patelins de la frontière nord et, désormais, sur Haïfa, troisième agglomération d’un pays grand comme un mouchoir de poche (deux fois la Gironde), c’est l’absence de réaction qui serait irresponsable... Mais de quelle réaction parlons-nous ? Et la volonté légitime de se défendre contre des milices que même les pays Arabes hostiles à l’axe Damas-Téhéran dénoncent comme autant de fanatiques terroristes justifie-t-elle le n’importe quoi désastreux de ces derniers jours ?
Je ne crois pas à ce concept du « mal pour un bien », aux œufs qu’il est toujours indispensable de casser pour se régaler d'une omelette. Ergo, je ne pense pas que le fait de démolir tout ce que les Libanais ont patiemment reconstruit soit une « chance » pour eux, comme le suggèrent certains beaux esprits expliquant doctement qu’Israël est « leur seul espoir sérieux de mettre le Hezbollah à la porte ». La démocratie libanaise est fragile, mais elle est réelle. Et l’emprise syrienne, si elle reste patente, n'est plus qu'une relique du passé pour l’immense majorité des Libanais ― chiites compris. La voie des urnes, le soutien réel de la communauté internationale ou la mobilisation de la population avaient au moins autant de chance d'aider à la reconquête d’une indépendance véritable que ces bombardements absurdes. Sauf, bien sûr, à douter de l’efficacité des processus démocratiques engagés volontairement...
Je n’ai pas, moi-même, de solutions clé-en-main à proposer à Israël face au risque que représente un ennemi dont on nous dit qu’il est désormais en mesure de frapper n’importe quel point du pays à coup de missiles conçus en Iran et transitant par la Syrie. Paradoxalement, je fais pourtant partie de ces farfelus qui pensent que le règlement de la question palestinienne ― question qui n’a rien à voir, mais alors rien du tout, avec l’affaire libanaise ―, est en revanche extrêmement aisée à mettre en place, tous les paramètres d’une solution définitive étant connus depuis Oslo. Je n’ai pas de solution clé-en-main, c’est vrai, mais je suis convaincu que cette intervention, moralement indéfendable, stratégiquement inepte, anachronique dans sa conception, n’ouvrira aucune perspective positive pour qui que ce soit.
Moralement indéfendable, c’est une évidence : accepter l’idée que, puisque le Hezbollah se sert des Libanais comme boucliers, ces derniers peuvent passer par pertes et profits sans provoquer la moindre émotion en Israël situe ce dernier au même niveau que l’ennemi dont il dénonce la lâcheté. Mais en ce qui concerne l’ineptie de la stratégie, comment comprendre qu’un pays entouré de nations hostiles puisse se passer de relations au minimum amicales avec le voisin qui lui ressemble le plus en termes de valeurs et de vision de ce que doit être un Etat moderne et démocratique ? Et clairement, même si l’opération s’arrêtait demain, quel regard pourront porter les Libanais les plus ouverts sur les auteurs de cette dévastation ?
Enfin, sur l’anachronisme de la méthode, quel spécialiste de la chose militaire viendra démontrer, après l’Irak ou l’Afghanistan, que la destruction désordonnée et arbitraire d’infrastructures civiles et de logements est susceptible de conduire à la victoire ? A moins, bien entendu, qu’Ehoud Olmert n'envisage d’occuper le terrain durablement, remplaçant ainsi les Syriens pour le plus grand bonheur des Libanais ― une occupation démocratique étant, à tout prendre, plus supportable qu’une occupation tyrannique...
Lamentable, cette intervention a donc toutes les chances de n’avoir été d’aucune utilité pratique, les Libanais ordinaires restant les seules victimes-tampons de l'aventure. Dans ce contexte, les rappels conjoints, par le vieux Jacquot, du droit d’Israël à se défendre et de celui des Libanais à vivre en paix dans leur propre pays sont les bienvenus. Sauf que... Sauf que... Du point de vue du beyrouthin forcé de faire ses valises et de slalomer entre les bombes, du point de vue de l'habitant de Haïfa (souvent Arabe, d'ailleurs) angoissé dans son abri en béton, le fait que le président français soit du même avis que quelque obscur blogueur parisien est d'une utilité proche de zéro.
Quitte à devenir chiraquien (beurk !), j’aimerais autant l’être par fierté de résultats concrets plutôt qu’à l’évocation de formules réconfortantes mais sans traduction dans le monde réel. Et si la France a encore un rôle à jouer, si elle compte encore pour quelque chose, qu’elle le prouve dans cette affaire en prenant sur elle d'élaborer un plan assurant, outre la fin de l'opération, la sécurité des Libanais et des Israéliens dans le cadre d'une authentique mobilisation internationale. L’écrivain israélien Avraham B. Yehoshua, interrogé sur France Culture ce matin depuis Haïfa et sous les tirs de roquettes, en formulait d'ailleurs le vœu, arguant au passage qu'une victoire sur ce terrain-là aurait certainement plus de valeur qu'une Coupe du Monde obtenue sur penalty ou coup de boule... Tiens, même Zidane serait d'accord.
© Commentaires & vaticinations
Ben...
Pareil...
(Enfin, en sacrément moins développé chez moi)
Rédigé par : aymeric | mercredi 19 juillet 2006 à 18:07
Ah, et pour continuer la métaphore culinaire citée plus haut, on ne fait pas non plus d'omelette en piétinant des oeufs.
Rédigé par : aymeric | mercredi 19 juillet 2006 à 18:10
Voila, tout s'éclaire.
Quand Chirac va bien, c'est que quelque part, un peuple est devenu victime d'une nouvelle oppression
Hôte respecté, permettez-moi d'user de notre blog pour exprimer mes meilleurs voeux de bonheur, santé et prospérité à tous les peuples de la terre.
Rédigé par : Ouin! | mercredi 19 juillet 2006 à 19:24
Je suis assez d'accord avec tout ça et en particulier sur la vanité cynique de la méthode bushienne contre les "nids de terroristes" (bombardements massifs, destructions et "dégâts collatéraux" en vies humaines assumés), appliquée ici par les Israéliens avec la bénédiction US.
Je me permettrai d'ajouter, au vu du bilan actuel de l'opération pour les civils libanais (300 tués, plus de 1.000 blessés, un demi-million de personnes déplacées, hôpitaux paralysés, pénuries de nourriture et de médicaments, usines détruites, étrangers évacués, casernes de l'armée bombardées et bâtiments de l'ONU touchés) que l'on peut dire clairement que la réaction israelienne (certes légitime) est clairement disproportionnée (et sans doute à terme contre-productive).
On pourrait également ajouter que diplomatiquement parlant, ces horreurs auront sans doute un effet désastreux dans la région et ne contribueront pas à améliorer "l'image" d'Israël auprès des populations arabes.
Rédigé par : Bientôt les vacances ! | jeudi 20 juillet 2006 à 01:00
"Ni les agressions terroristes ni les représailles, surtout lorsqu'elles ont de tragiques conséquences pour la population, ne peuvent être justifiées car elles ne portent à aucun progrès, comme l'expérience le prouve"
Toi tu cites Chirac et moi Benoît XVI. La fin ne justifie jamais les moyens, sauf pour des malades mentaux comme W.
Rédigé par : all | jeudi 20 juillet 2006 à 07:10
"Je ne crois pas à ce concept du « mal pour un bien », aux œufs qu’il est toujours indispensable de casser pour se régaler d'une omelette."
Un principe dans le monde arabe et sa culture est sacre: il ne peut y avoir de paix sans guerre.
C'est une traduction simplifiee et raccourcie d'un principe qui n'a rien de commun avec nos valeurs occidentales donc incomprehensible pour nous.
La difficulte de trouver une solution au conflit repose sur le fait qu'Israel ne partage pas ce principe. De plus, les reactions et tentatives de reconciliation de la part des pays occidentaux ne peuvent pas etre comprises de la meme facon que nous ne comprenons pas le concept arabe cite plus haut.
Determiner une solution isrelo-arabe qui puisse fonctionner pour le conflit israelo-palestinien et le conflit israelo-palestinien (qui me semblent plus proches que vous ne le laissez entendre), releve de la creation de valeurs hybrides qui n'existent pas. A mon sens seul des valeurs economiques peuvent etre creees dans ce sens et l'action d'Israel rejette cette possibilite d'investissement ulterieur sur le sol libanais. Trouver une solution durable, c'est comme tenter de melanger l'eau et l'huile ...
Rédigé par : Frangnol | jeudi 20 juillet 2006 à 11:05
Je voulais dire le conflit israelo-libanais bien sur ...
Rédigé par : Frangnol | jeudi 20 juillet 2006 à 11:07
Ce doit être la chaleur, mais je suis assez d'accord avec de gros bouts de votre article.
Incidemment, merci de nous avoir éclairés sur votre idéal politique : la Suisse.
Enfin.
Je comprends mieux maintenant.
La Suisse.
Rédigé par : manu | jeudi 20 juillet 2006 à 17:37
Frangnol,
Cette histoire de valeurs me parait un peu fumeuse. Les Libanais, me semble-t-il, sont parfaitement disposés à avoir la paix sans la guerre. Mais ni le Hezbollah ni Israël ne leur en donnent la possibilité.
Manu,
Et par extension, tu te retrouves d'accord avec Chirac... Passe-toi un peu d'eau sur la figure.
Quant à la Suisse, si elle n'est pas mon idéal politique, elle a quand même deux trois choses à nous apprendre en matière d'unité politique et de démocratie dans le respect de culture distinctes. A moins que tu ne puisses considérer ce pays que sous l'angle de la petite-contrée-montagneuse-bourrée-de-coffres-forts-et-de-fromage.
Avec cette approche, la France se résume au béret-baguette, l'Italie aux gondoliers et les Chinois au chapeau pointu/bol de riz...
Rédigé par : Hugues | vendredi 21 juillet 2006 à 11:59
Hugues,
Parles donc avec tes connaissances libanaises, sur ce principe fumeux. Il fait partie integrante de la culture arabe comme par exemple en economie ou religion.
Quant a la Suisse, ayant des liens reguliers avec ce pays, je tiens a preciser que leur systeme est tout sauf respectueux des cultures distinctes.
Je ne donnerai qu'un exemple parmi d'autres: acquerir un bien immobilier en Suisse pour un etranger est un veritable combat (ex: il faut obtenir un permis) et suis un regime fonde par une loi distincte du regime legal applique aux Suisses.
Le droit suisse est truffe de ce genre de discriminations.
Rédigé par : Frangnol | vendredi 21 juillet 2006 à 13:08
Je rebondis sur ce que dit Frangnol ; je crois à l'existence de ce "principe", mais pas que pour les Arabes, pour à peu près tous les peuples élevés dans le nationalisme et la frustration, à commencer par l'Europe du XIXe à 1945 ; ce n'est qu'apres avoir payé le prix d'un conflit, hélas, qu'on comprend l'intérêt de la paix.
Accessoirement, c'est aussi le probleme des milices, voire de certaines armées (Tsahal ?) : quand on détient sa légitimité du fait qu'on se trimballe avec une kalach (et un maillot du Real Madrid) comme on porte ses couilles en sautoir, on n'est pas super disposé à la paix, et on se fout complètement des civils ou de la paix.
Je rejoins d'ailleurs là dessus le remarquable billet de Hugues qui souligne à juste titre que sur ce coup là Olmert se met au niveau zéro des gros cons du Hezbollah.
Rédigé par : Guillermo | vendredi 21 juillet 2006 à 17:19
Frangnol,
Ne mélangeons pas tout. Comme le fait remarquer Guillermo, la guerre est évidemment un préalable à la paix, puisque l'une n'existe que par rapport à l'autre (me semble-t-il).
Mais je peux t'assurer que, à l'heure où nous parlons, les Libanais aspirent à un cessez-le-feu immédiat et ne se préoccupent pas vraiment de savoir qui, d'Israël ou du Hezbollah, a la plus grosse bistouquette.
Quant à la Suisse, elle n'était citée qu'à titre d'exemple de l'union que pourraient former, dans un monde idéal, trois entités voisines, liées par l'Histoire et aussi intéressées par la démocratie que les pays occidentaux -- ce qui n'est pas rien dans une région où les dictateurs et les féodaux sont la norme (le Benelux aurait été un autre exemple possible). Et que les Suisses restreignent les achats immobiliers (comme les Autrichiens et les Slovènes, d’ailleurs) par des étrangers n'a absolument rien à voir avec la choucroute. A l'heure actuelle, les habitants de Gaza ne semblent pas inquiets à l'idée de voir de riches étrangers se payer toutes les villas du front de mer et provoquer une hausse des prix du foncier (ce qui est la crainte de nos amis suisses).
Guillermo,
Une "communauté internationale" digne de ce nom pourrait envoyer bouler tes supporters du Real et leurs pendentifs, qu'ils soient d'accord ou pas. L'IRA rend les armes, l'Afrique du Sud se réconcilie, les Français et les Allemands passent leur temps à s'embrasser sur la bouche. Ce n'est pas parce que quelques porteurs d'AK 47 ne se projettent que dans la violence que l'on ne peut pas avancer.
Rédigé par : Hugues | vendredi 21 juillet 2006 à 18:24
On dit presque la même chose Hugues ; si les français et les allemands s'adorent (ou presque), ils ont mis un siecle avant de trouver les vertus du doux commerce et des échanges linguistiques où des jeunes français apprenaient l'amour dans le bras de blondes plantureuses.
Quant à la communauté internationale, il faut qu'elle soit prete à envoyer de la soldatesque, ce qui est toujours fait une fois le cessez le feu obtenu ; j'adorerais voir des Ricains patrouiller pour protéger les civils libanais des bombes de leurs copains israeliens - comme je suis quand même étonné de voir que les occidentaux évacuent leurs civils menacés par l'un des leurs. bah.
Rédigé par : Guillermo | vendredi 21 juillet 2006 à 22:06
Et bien paradoxalement, je ne connais pas de Libanais. En revanche, pour avoir vécu un an à Tahiti, je n'ai ressenti aucune affinité lourde avec les Polynésiens. C'est dire.
Rédigé par : Vinvin | samedi 22 juillet 2006 à 16:40
Chirac de même que l'UMP, le PS sont dans une alignement complet dans cet affaire sur la position américaine...donc sans surprise on valide l'utilisation d'armes non conventionnelles, l'absence de distinction entre civils et militaires en qualifiant toute infrastructure de QG du Hezbollah en violation de la convention de Genève...etc, voici les images que les chaines françaises refusent de diffuser....http://derniereanalyse.blogspot.com/
Rédigé par : Peckinpache | samedi 22 juillet 2006 à 20:49
J'avais très envie de trouver quelqu'un qui parlait du Liban et j'ai lu ton billet avec beaucoup d'attention. Lorsque j'ai appris que le Liban était bombardé j'étais en compagnie de trois jeunes libanaises qui faisaient un stage de français à Caen. Le choc total. Je partage ton point de vue, je ne comprends pas la stratégie d'Israël et je suis effondrée que ce pays que tant d'hommes et de femmes avaient reconstruit avec tant de courage soit à nouveau détruit et que tant de vies soient à nouveau sacrifiées.
Rédigé par : Nadine Jeanne | dimanche 23 juillet 2006 à 21:23
Vinvin,
N'est pas Gauguin qui veut...
Peckinpache,
Parler d'une position française, allant de l'UMP au PS, alignée sur la position américaine dans cette histoire n'a aucun sens, sauf à faire partie de ceux qui, quoi qu'il arrivent, s'offusquent de la méchanceté de l'Occident patati patata... Peut-être faut-il suivre ce qui se passe efectivement au lieu de se contenter de ressasser les mêmes banalités (c'est un peu le thème de la partie II de ce papier prévue pour aujourd'hui).
Et de plus, puisque tu parles des photos horribles "que les chaînes françaises refusent de diffuser", tu sembles signifier qu'il y aurait deux poids deux mesures et que le choix est fait de ne pas diffuser certaines photos dans ce conflit en particulier. J'ai essayé de te demander sur ton blog quand et à quelle occasion des photos de cette nature ont été diffusées mais tu ne sembles pas vouloir répondre.
D'une manière générale, tous les bombardements tuent et déchiquettent mais les chaînes et les journaux ne montrent pas les images les plus glauques d'enfants morts. On peut le déplorer en considérant que l'horreur de la guerre doit être montrée, on peut être d'accord en disant que la dignité humaine l'interdit, mais on ne peut certainement pas prétendre que ce n'est que lorsqu'Israël est impliqué que l'on ne montre pas ces choses. Prouve-moi le contraire ou évite ce type d'argument dont le prolongement n'est pas forcément ragoutant.
Nadine,
Voyons si cette proposition de force d'interposition "réelle" type OTAN décolle. C'est le seul moyen de mettre un terme immédiat aux bombardements. Le reste n'est que débat stérile puisque les bombes (et les roquettes) tombent encore.
Rédigé par : Hugues | lundi 24 juillet 2006 à 19:19
Dans Le Monde d'aujourd'hui :
"Un officier supérieur a annoncé à la radio militaire que le chef d'état-major de l'armée, le général Dan Haloutz, aurait donné l'ordre de "détruire dix immeubles dans la banlieue sud de Beyrouth pour chaque tir de roquette sur Haïfa". Ces propos n'ont pas été confirmés."
Les confirmer serait évidemment confesser un crime de guerre !
Rédigé par : chanteur de charme | mardi 25 juillet 2006 à 14:35
Le Liban paye encore une fois le prix lourd pour des stratégies géopolitiques qui ne le concernent pas (même si ces stratégies l'englobent de force dans leurs calculs).C'est une lourde erreur de la part d'Israël de s'engager dans cette tuerie réciproque. Mais je me demande en même temps quel choix la communauté internationale a laissé à Israël. Parlerait-on aujourd'hui du surarmement du hezbollah au Liban si ces bombardements n'avaient pas lieu ? Israël fait une erreur lourde de conséquences pour l'avenir de la région et en même temps n'avait pas beaucoup d'autres choix pour son propre avenir... Laisser le gouvernement libanais aux prises avec le hezbollah ces dernières années impliquait forcément une crise grave à un moment ou un autre. C'est dramatique pour tout le monde.
Le mouvement de la paix appelle à une manif en soutien aux peuples libanais et palestinien. Et le peuple israélien alors ?
Rédigé par : julia | samedi 29 juillet 2006 à 09:37
I have bookmarked you yet!!!! http://straponcrush1.iespana.es/
Rédigé par : strapon fem dom | mercredi 26 septembre 2007 à 13:04