Si nous sommes en dépression chronique, le reste du monde se porte plutôt bien, merci...
D’un point de vue français, et en dépit d’une accalmie entre notre toute dernière convulsion existentielle et la prochaine, cette information pourra sembler étrange : la planète économique ne s’est jamais aussi bien portée. Loin de nos banlieues en colère, en effet, loin de nos universités en révolte, de nos intermittents du spectacle en rogne et de nos plumitifs en pétard, les trois-quarts de l’espèce humaine traversent une période de croissance, d’optimisme et de prospérité sans précédent.
Avant d’élaborer, je me permettrais de préempter les réactions scandalisées de mes lecteurs les plus ombrageux, lesquels auront probablement remarqué que chiites et sunnites continuent de s’étriper en Irak, que les talibans reprennent du poil de la bête en Afghanistan, que le Tchad se prend désormais pour le Soudan et que, entre Méditerranée et Jourdain, la bêtise reste très équitablement répartie. Bien vu. Mais que la planète ne se soit jamais trouvée dans une position aussi confortable au plan matériel ne signifie pas que les promesses messianiques aient été tenues et le jardin d’Eden rouvert au public. L’humanité étant ce qu’elle est, n’en déplaise à ceux que le concept d’Homme nouveau continue d'émoustiller, ces, hum, chamailleries sont aussi consubstantielles à l’espèce que le fracassage de vitrines à l’expression démocratique dans l'Hexagone.
Mais venons-en enfin à l’info du jour. Le Fonds Monétaire International vient de publier ses prévisions économiques pour l’année en cours et, clairement, elles sont excellentes. Là-encore, il conviendrait peut-être de prendre les devants face aux critiques qui ne manqueront pas de s’exprimer sur le rôle délétère du FMI, sa responsabilité dans la crise argentine, son obstination à ne lire le monde qu'en fonction du consensus de Washington, patati et patata… Je ne le ferai pourtant pas : un blogueur digne de ce nom serait malvenu de décourager tous les commentaires.
Et que nous apprennent de si réjouissant les affreux number crunchers du FMI ? Pas grand-chose, au-delà d’une révision à la hausse de la croissance du PIB global, laquelle pourrait atteindre les 5% entre janvier et décembre. De fait, 2006 devrait être la quatrième année consécutive d’une augmentation de la richesse planétaire avoisinant les 4%. Et ce n’est pas tout, cette croissance se trouvant être harmonieusement répartie ici et là : des Etats-Unis (3,4%) au Japon (2,8%) ; de la Chine (9,5%) à l’Inde (7,3%) ; de l’ensemble Russie/CEI (6%) à l’Amérique du Sud (4,3%) ou au Moyen-Orient (5,7%)... L’Afrique subsaharienne elle-même serait de la fête, les gnomes de Bretton-Woods lui attribuant une croissance supérieure à 5% depuis 2005 ― une performance d'ailleurs présentée comme « la meilleure en trente ans ».
Ajoutées au recul régulier de la pauvreté, aux avancées massives de la démocratie, à l’érosion de l’analphabétisme, ces données sont plus qu'encourageantes, même si elles tranchent avec le discours convenu sur la faillite du système et la nécessité d’imaginer sans tarder une alternative à l’économie de marché et son cortège de catastrophes. De toute évidence, notre univers de plus en plus « capitaliste » ne fonctionne pas si mal, le développement des échanges commerciaux issu du GATT et de l’OMC ayant été plus efficace que les manifestants de Seattle en termes de progrès humain.
Sur ces bonnes paroles, je vous abandonne, ayant décidé d’aller chevaucher quelques jours dans la pampa normande pour célébrer l'avènement de la prospérité universelle (ou plutôt quasi-universelle, nos 2% de croissance à nous n'étant même pas assurés). Mais ne vous inquiétez pas, je serai de retour avant le prochain psychodrame. L’interminable négociation sur le statut des intermittents me semble d’ailleurs une perspective intéressante à l’orée de la saison des festivals, même si les records enregistrés sur le front pétrolier sont susceptibles de redonner l’avantage à une colère cumulée des routiers, des agriculteurs et des pêcheurs. Qui vivra verra.
© Commentaires & vaticinations
"un blogueur digne de ce nom serait malvenu de décourager tous les commentaires"
Ha ha, donc le PIB c'est de la merde, vive la decroissance !
Rédigé par : Scope | vendredi 21 avril 2006 à 11:42
Les intermittents ne servent à rien. Il faut supprimer leur statut, tout comme celui des fonctionnaires.
Je plaisante (non, en fait, je suis très sérieux).
Rédigé par : Jules | vendredi 21 avril 2006 à 12:18
C'est bien quand on te lis on a l'impression d'être à la maison Fukuyama, le bonheur tranquille de la fin de l'histoire.
Le monde danse sur des déséquilibres qui le feront chuter s'ils ne sont pas réduits, l'indicateur de croissance économique est UN paramètre parmi d'autres.
Rédigé par : all | vendredi 21 avril 2006 à 12:33
Scope,
Bon, c'est de ma faute : je t'ai encouragé !
Jules,
Les intermittents sont indispensables. Mais ils pourraient avantageusement être moins nombreux (ils sont passés de 25 000 à 100 000 en 15 ans), les professions concernées réévaluées (comptables, monteurs de gradins, attachés de presse...), et le financement du système rebasculé sur le ministère de la Culture au titre du mécénat... Mais pour me paraphraser moi-même, il serait stupide de jeter le bébé avec l'eau du bain.
All,
Il ne s'agit pas de dire que la croissance économique est une fin en soi. Mais il s'agit de rappeler qu'on ne fera rien sans elle. Elle est LE préalable. On ne peut redistribuer que ce que l'on a, aux intermittents comme aux étudiants ou aux jeunes du 9-3. Et puis c'est une bonne nouvelle, non ?
Rédigé par : Hugues | vendredi 21 avril 2006 à 12:43
ça, c'est ma phrase préférée en ce moment :
"Il ne s'agit pas de dire que la croissance économique est une fin en soi. Mais il s'agit de rappeler qu'on ne fera rien sans elle. Elle est LE préalable."
Mais je n'entends pas Ségolène la-dessus. Et que dit Sarkozy ?
Rédigé par : Jules | vendredi 21 avril 2006 à 13:07
C'est rigolo, Eric Izraelewicz a produit un billet très similaire hier
http://blogs.lesechos.fr/article.php?id_article=446
J'ai bien aimé notamment son histoire des tic et des bric (non je mets pas de "s", j'veux pas).
Rédigé par : pikipoki | vendredi 21 avril 2006 à 16:14
Je suis d'accord avec Jules: la croissance intermittente ne sert à rien.
Rédigé par : leblase | vendredi 21 avril 2006 à 16:33
Apparement, tout le monde est euphorique. Le HCR annonce cette semaine que le nombre de réfugiés dans le monde est au plus bas depuis 25 ans.
Pour ce qui concerne la réduction de la pauvreté
Elle décroit : en Afrique elle est passée de 46,4% à 44% en 5 ans. Donc il reste un peu de marge : il sera possible de se rejouir encore pendant de nombreuses années.
Rédigé par : Matthieu | vendredi 21 avril 2006 à 16:40
a propos des "intermittents" :
Ok les artiiiiiiiiiiiiiiiistes sont utiles à la société, etc, etc.
Mais l'argent ne pousse pas aux arbres, et, quand on ne trouve pas de contrat dans sa branche, on cherche ailleurs et on ne pleure pas dans les chaumières (hum, j'entends déjà ma gauche ruer dans les brancards.... Comme si le génie artistique avait attendu le régime des intermittents pour se manifester).
Ils sont nombreux à VOULOIR absolument être des ARTIIIIIIIIIIISTES, mais ils n'intéressent souvent personne, et ce sont nos deniers qui paient leurs vocations non assouvies.
Donc question : pourquoi pas de statut des avocats au chômage? Après tout les avocats sont utiles à la société, non? ok, ok il y en a TROP, mais, c'est leur vocation, laissons-les chercher dans le métier qui leur plaît, quoi! et offrons-leur un revenu le temps pour eux de trouver dans leur branche! idem pour les écrivains! Pourquoi pas un statut de l'écrivain, hein?
Si je suis la logique des intermittents du spectacle, la société devrait financer les choix professionels (même ineptes) des uns et des autres, même lorsque ces choix sont mauvais et coûteux. Non?
Bon ok je pousse le bouchon un peu loin. Mais je me demande souvent pourquoi un comédien qui fait cinq ou six cachets par mois et qui se plaint de ne pas pointer aux ASSEDIC pour assez d'argent, ne change tout simplement pas de voie professionnelle.
Rédigé par : coco | vendredi 21 avril 2006 à 17:30
Coco,
Ce que tu dis est parfaitement sensé. Mais c'est encore tabou de tenir ce genre de propos en France.
Il faut oser dire que le statut d'intermittent ne se justifie plus aujourd'hui - et exiger que les "artistes" au chômage travaillent en attendant de retrouver un emploi d'artiste...
Aussi simple que cela.
Attention Hugues. Ton blog est en train de devenir un repères de blairistes en colère.
Rédigé par : Jules | vendredi 21 avril 2006 à 18:25
Voilà déjà pas mal d'années, j'ai consacré aux intermittents - qui ne se définissent pas par un statut, mais par des annexes spécifiques à la convention de l'UNEDIC - un article :
http://vallaurien.nuage-ocre.net/intermittents.html
agrémenté d'une suite plus récente :
http://vallaurien.nuage-ocre.net/postface.html
qui visait à démontrer, de manière économiquement orthodoxe et d'une façon à mon sens convaincante, que, en fait, les transferts économiques ont lieu des intermittents vers le reste de la société, et pas le contraire. Les intermittents auraient, en d'autres termes, financièrement tout intérêt à disposer d'un système de protection sociale - chômage, maladie, vieillesse - qui leur soit propre. Evidemment, ce genre de thèse ne risque guère de susciter l'adhésion enthousiaste de la CGT.
Rédigé par : Denys | vendredi 21 avril 2006 à 21:22
coco a raison: un Miniiiistre intermittent ne sert à rien
Rédigé par : leblase | vendredi 21 avril 2006 à 21:23
Si l'on accepte les systême tel qu'il est, le point qui me chagrine est que seul les salariés et leurs entreprises finances au travers de l'UNEDIC les intermittents. Or les fonctionnaires et professions libérales ne vont pas moins au spectacle or personne ne songe à leur demander une participation qui à elle seule j'en suis sur ré-équilibrerai le systême.
Même les syndicats n'en parlent pas, un mystere.
Rédigé par : Alain | vendredi 21 avril 2006 à 22:00
mon dieu je vais annoncer cette bonne nouvelle à Chérif mon filleul peul de la province dont j'ai oublié le nom, voisine de la Casamance, et je sens qu'il va être très heureux
Rédigé par : brigetoun | dimanche 23 avril 2006 à 17:04
give peace a chance
Rédigé par : John L | dimanche 23 avril 2006 à 23:38
Jules,
Oui, en même temps, je ne connais pas d'univers plus flexible et plus impitoyable que le monde du spectacle. Les artistes réclament de la flexibilité (par exemple pour pouvoir bosser sur deux ou trois projets en même temps : quatre ou cinq dates par projet et par mois, voire plus), les entrepreneurs de spectacle aussi.
il faut dire que le spectacle est, plus que tout le reste, fondé sur l'intuitu personae. Un artiste qui ne fait pas l'affaire, on a envie de pouvoir le basarder rapidement. Réciproquement, un directeur artistique ou une salle qui manque de flexibilité et qui n'accepte pas la pluralité d'engagements de l'artiste ou du technicien risque d'avoir des problèmes (je parle ici des petites structures).
En somme le spectacle est un univers me semble-t-il par nature rétif à toute idée de droit et de stabilité, mais qu'il faut bien encadrer pour éviter que cela ne dégénère en sauvagerie. C'est la quadrature du cercle.
Rédigé par : coco | lundi 24 avril 2006 à 10:52
Denys, j'ai lu tes deux articles, et je les trouve extrêmement intéressants, bien qu'un peu techniques... J'en conseille vivement la lecture à quiconque veut discuter du problème des intermittents en sachant un tout petit peu de quoi il retourne (ce qui est rarement le cas, on n'a généralement le droit qu'à des coups de gueule).
Rédigé par : chanteur de charme | mardi 25 avril 2006 à 10:45
En même temps, ceux qui ont regardé le "Cauchemar de Darwin" sur Arte hier soir sont en droit de penser que l'important pour l'Afrique, c'est moins la croissance que sa redistribution... et puis 5% de "peau d'zob", ca doit approcher le "pas bézef".
Maintenant, si les autres préfèrent avoir bonne conscience en pensant que les Africains ont de vivre dans un monde où ils peuvent vendre leurs (rares) ressources alimentaires...
Rédigé par : Fred de "Et maintenant ?" | mardi 25 avril 2006 à 18:24
Sur la question des intermittents, rappelons que le sociologue spécialiste de la question est Pierre-Michel Menger (l'avantage de la sociologie, c'est qu'on trouve même des spécialistes de la sorcellerie en basse Bretagne). On trouve à la République des Idées un de ses textes récents :
http://www.repid.com/article.php3?id_article=122
Rédigé par : Denys | mardi 25 avril 2006 à 18:45
Je n'aime promouvoir mon site que sur les sites et blogs que j'ai lu et apprécié.
"J'en bloque des mots, même torse nu
Et je ne m'y interesse plus à ces engueulades des gens. Nous allons construire des vaisseaux spaciaux et partir sur des planètes où le ciel est rouge et où on ne produit que de l'art, du lait et des dessins de planètes chelous dans un ciel à faire frémir les crétins. Oh! Crétin! Viens là! Non pas au pub! Là!"
La suite sur htpp://hirsute.hautetfort.com
Chers? amis?
Cordialement
Rédigé par : Andy Verol | mardi 25 avril 2006 à 22:22
Plein de choses: 1° evidemment que les choses ne vont pas si mal, mais pour que dans l'ensemble (monde) elles aillent mieux, il faut bien laisser quelques tranches de jambon dans l'assiette (magrand mère par rapport aux pauvres...) Cle s'appelle la mondialisation que quelques uns savent metre à leur proffit, d'autres preferent stigmatiser tout en parlant de solidarité universelle...
Pour le reste tout a fait d'accord, il n'y a pas de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir!
Rédigé par : balixto | mercredi 26 avril 2006 à 23:05
Histoire de relativiser un peu les bonnes nouvelles en provenance de la planète économie, un petit chiffre concernant les USA (Hugues rappelle d'ailleurs fort opportunément que leur croissance économique s’élève à 3,4 %) : ce petit chiffre c’est 41%.
C’est le pourcentage d’américains en âge de travailler, avec des revenus moyens ou modérés, qui n’ont pas bénéficiés d’une couverture d’assurance santé pendant au moins une partie de l’année 2005. Une “augmentation dramatique” depuis les 28% de 2001, selon une étude du Commonwealth Fund, menée auprès de 4 350 adultes.
Pour Sara Collins, qui a participé à l’étude, cela représente une “explosion de la crise de l’assurance chez les personnes à revenus modérés.” Pour rappel 45,8 millions d’américains n’avaient pas la moindre couverture santé en 2004, selon le bureau du recensement US. source: insidetheusa.net
N’y aurait-il pas un petit bug entre la croissance et sa répartition ?
Rédigé par : Wild Thing | jeudi 27 avril 2006 à 16:19
Concernant la croissance américaine, deux petits ouvrages, cités par Laurent Joffrin dans son édito du Nouvel Obs (intitulé "Deux livres pour aider la gauche. L'impasse américaine"), apportent aussi quelques autres bémols...
Le premier, "La préférence américaine pour l'inégalité ?", est une brochure éditée par un groupe de réflexion ("En temps réel") qui a succédé à la Fondation Saint-Simon et rédigée par deux économistes "incontestables" (Jacques Mistral et Bernard Salzmann). Il montre que la moitié de la croissance américaine résulte mécaniquement de l'augmentation de sa population et que cette croissance ne profite qu'aux classes aisées (le salaire ouvrier réel stagnant depuis 20 ans et l'ascenseur social étant complètement bloqué, là-bas aussi, en dépit de l'illusion du "rêve américain").
Le second, "Urgence sociale", de Pierre Larrouturou, montre que la croissance US repose essentiellement sur l'endettement, sur fond de stagnation des salaires et d'augmentation continue de la part des profits.
Comme le font remarquer de nombreux intervenants de ce blog, la croissance du PIB est une chose, importante certes, mais la façon dont on l'obtient et la manière dont on la partage ne peuvent pas être ignorées, sous peine de tomber dans des conclusions hâtives et erronées.
Par ailleurs, il ne paraît pas très sérieux de comparer, compte tenu des différences énormes des points de départ, la croissance des pays développés à celle de l'Inde, de la Chine, des pays de l'ex-URSS ou des pays africains. A moins de vouloir à tout prix étayer la triple thèse, posée a priori, que tout va mal en France alors que tout va bien ailleurs, que le capitalisme actuel est l'horizon indépassable de l'humanité, la panacée universelle source de tous les bienfaits, et que les "mauvais" résultats économiques français proviennent de ses états d'âme "idéologiques" et "archaïques" par rapport à ce système qui s'impose pourtant avec la force de l'évidence...
Rédigé par : Michel B. | jeudi 27 avril 2006 à 21:26
Comme Wild Thing, je m'interroge toujours quand je lis des appréciations sur la "santé économique" de l'Amérique jaugée à l'aune de sa croissance. Il a cité les chiffres sur l'assurance, je pourrais ajouter, que pour la première fois un salarié à plein temps gagnant la version rmi américaine n'arrive plus à payer le loyer moyen d'un deux pièces sur l'ensemble du territoire, selon la National law income housing association , ou que pour la première fois aussi, les économistes s'entendent pour dire que la génération actuelle de jeunes américains arrivant sur le marché de l'emploi réussira moins bien que celle de ses parents, etc, etc.
A part ça, tout va bien de côté de la gouille.
Rédigé par : MariaPia | mardi 02 mai 2006 à 13:44
personne ne dit que c'est le paradis ailleurs (bon ok, à part Hugues, mais ça doit être un reflexe journalistique que de forcer le trait ;-)
mais bon pourquoi s'interdire de comprendre comment ça marche ailleurs ? pourquoi ça doit toujours finir en bataille de chiffre stérile ?
Rédigé par : âne | mardi 02 mai 2006 à 13:56
Un peu d'eau au moulin de Hugues dans le Monde de ce soir : http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0,50-767402,0.html
Rédigé par : Léon le bourdon | mardi 02 mai 2006 à 23:27
J'ai du me lever du mauvais pied aujourd'hui pour venir relire cette note. Où alors, je suis rédibitoirement allergique au "vrai" progressisme ...
Toujours est-il que j'ai décidé de lancer une croisade pour la rhabilitation de la mauvaise foi, que je débute ici et maintenant.
Donc, le reste du monde se porte bien. J'espère que tu iras en informer les Coréens du Nord qui subissent une des dernière dictature pouvant faire passer le pas si regretté que cela Joseph Staline pour un doux démocrate. Tu pourras le dire à la partie de la population mondiale qui vie avec moins d'un euro par jour, celle (la même) qui n'a pas accès à l'eau potable, celle qui crêve du SIDA mais qui nourrit nos marchand d'arme ...
Je suis en train de faire un boulot amusant. Tu sais que dans les quartiers touchés par la politique de la ville, il y a des associations qui se battent contre la démolition des tours. Et pour défendre leurs quartiers de réhabilitations, sur lesquelles on ne leur a pas demandé leur avis, et que l'on a même pas pris la peine de leur expliquer en détail le futur du quartier, mais aussi de ceux qui pourront ou devront déménager, eh bien ces associations expliquent que leur quartier est formidable et qu'il n'y a jamais eu de problème ...
Ce qui est évidemment très crédible quand je parle du Mas du Taureau à Vaulx en Velin, ou des Minguettes à Vénissieux ...
Le parrallèle avec ta note ?
Oui il y a des problèmes en France. Mais comme rien n'est proposé d'autre hormis moins de sécurité, moins de protection, les gens s'accrochent, c'est humain. Je te signale juste que ceux qui soutenaient le CPE, un assouplissement qui aurait été dans le bon sens à les entendre, peuvent pester contre cela, mais prétendre qu'il faut une politique de donnant-donnant , mais ils étaient prêts à lacher sur une mesure sans véritables garanties en échange des 2 ans ...
Rédigé par : Simon | mercredi 03 mai 2006 à 13:42
ouai, moi je me demande, si c'est si terrible aux USA, pourquoi avons-nous si peu d'immigrés américains par chez nous? Pourquoi ne se pose-t-on tout simplement JAMAIS cette question?
Sarko, dans son super projet de loi, vous croyez VRAIMENT qu'il pense aux familles d'AMERICAINS pauvres venus fuir l'ignoble pauvreté de leur pays en quête d'un avenir radieux et français?
Rédigé par : coco | mercredi 03 mai 2006 à 16:26
@coco: De par les conditions à remplir pour le visa, il n'est plus possible d'immigrer légalement en France... sauf à être riche.
Donc les américains pauvres ne viendront jamais en France
Rédigé par : Javi | mercredi 28 novembre 2007 à 19:00