J'espérais pouvoir publier ceci au moment du voyage de Chirac en Inde mais, dans Le Monde, on ne fait toujours ce qu'on veut. Bah, on ne va tout de même pas se plaindre...
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La classe camarade
(P.S. : parmi vos titres à côté de la signature, vous avez oublié "militant PS")
Rédigé par : coco | mardi 21 mars 2006 à 15:19
Chapeau monsieur !
Rédigé par : aymeric | mardi 21 mars 2006 à 15:36
Quelle surprise en ouvrant le Monde aujourd'hui !
Bravo à toi.
Rédigé par : Damien | mardi 21 mars 2006 à 16:22
Tu n'utilises pas de pseudo..tu vas te faire virer du PS...
A part ça, moi qui n'arrive pas à me faire publier dans le courrier des lecteurs de Telerama, je suis vert de jalousie!
Well done
Rédigé par : Tlön | mardi 21 mars 2006 à 17:31
C'est qui le gars qui a signé un papier à côté de Hugues ? Jacques Attali ? Ca me dit vaguement quelque chose...
Rédigé par : Michel B. | mardi 21 mars 2006 à 17:57
Eh oui, je me tue à expliquer que la "mondialisation" a du bon... En tout cas, mes stats de fréquentation explosent.
Rédigé par : Hugues | mardi 21 mars 2006 à 18:21
Si la fréquentation explose, vous pouvez vous attendre à des salves de commentaires énervés.
A relire votre article, je commence à me demander si les pays pauvres n'ont pas, pour les gauchistes, la même fonction que les petits pauvres de Mère Teresa. C'est tellement chouette de se prendre pour le sauveur, ça vous donne des allures christiques. Alors forcément quand les pauvres ont le toupet de s'enrichir sans appliquer VOS recettes, c'est super vexant, quoi. Salauds de pauvres, tiens.
Rédigé par : coco | mardi 21 mars 2006 à 18:35
Congrats komrad. Mais bon, si tu veux des commentaires énervés, tu n'as qu'à aller dénoncer les théories complotistes du 11 septembre, ça marche pas mal aussi. Voir sur agoravox.
Rédigé par : versac | mardi 21 mars 2006 à 20:05
Le Monde accepte de publier des textes publiés (sur un blog, mais quand meme) il y a un an?
Le constat dressé reste bien sur valide (et comment...), mais je suis surpris que rien ne prévienne le lecteur!
Rédigé par : NicolasR | mardi 21 mars 2006 à 20:34
J'ai découvert l'article en lisant ce soir mon journal préféré. Et en plus ils citent l'adresse du blog. Et en plus l'article est excellentissime. Félicitations!
Rédigé par : verel | mardi 21 mars 2006 à 21:57
Versac,
Je m'y attelle, je m'y attelle...
Nicolas R.,
Que « qui » prévienne le lecteur ? Et de « quoi » ? Le Monde publie ce texte parce qu'il est pertinent au moment où je le lui adresse. Il ne s'agit d’ailleurs pas d'un texte d'actualité, même si je pense qu'il aurait pu être publié pendant le voyage de Chirac en Inde.
Il s'intègre à la réflexion que je tente de mener, en tant que citoyen, via ce site et depuis plusieurs mois, sur la manière dont la France s'insère dans la modernité.
En tout cas, mon projet est de parvenir à produire, au moins de temps en temps, des points de vue susceptibles de ne pas se voir apposer une date de péremption à la manière d’un yaourt.
Rédigé par : Hugues | mardi 21 mars 2006 à 21:58
Toutes nos ficelles de caleçon camarade !
D'autant que ce texte qu'ils ont repris est sans doute un des meilleurs que j'ai lu sur ton blog, excellent choix donc, et en effet je ne vois pas en quoi il souffrirait d'une question de date.
Rédigé par : pikipoki | mardi 21 mars 2006 à 22:10
ok ok, je précise un peu.
Par "rien ne prévient le lecteur" je voulais dire que je n'aurai pas surpris d'une mention disant en gros que ce texte a déja été publié sur le blog de l'auteur en mai 2005. Comme je ne lis pas le Monde en version papier, je voulais m'assurer que cette mention n'apparaissait pas sur le papier...
Pour le reste, évidemment, ce texte est pertinent, d'actualité et (malheureusement, sans doute) loin d'etre périmé. Je comprends tout a fait votre point de vue.
Mais je m'étonne un peu que le Monde publie le texte sans rien dire de sa date de rédaction. Il me semblait, mais je peux me tromper, qu'implicitement, les textes proposés dans la section Point de vue étaient récents.
J'espere ne pas vous avoir offensé par ma remarque, et pour que les choses soient claires, vous adresse mes félicitations pour ce texte et pour l'ensemble de votre blog (et vos exploits en course a pied, que je vous envie au moins autant que votre plume).
Rédigé par : NicolasR | mardi 21 mars 2006 à 22:47
Nicolas R.,
Ok, ok, no problemo... Je ne voulais pas non plus réagir trop vivement. Mais pour ce qui est de mes "exploits" de course à pied, je n'en parle que pour affirmer que n'importe qui est capable d'en faire autant.
Rédigé par : Hugues | mardi 21 mars 2006 à 22:57
Hugues,
Bravo pour cet article.
Encore une salve joyeuse qui montre à quel point la France est l'éternelle lumière de la Civilisation.
Rédigé par : Jules | mardi 21 mars 2006 à 23:07
Tout en réitérant mes félicitations (chapeau bas) pour cette publication dans "L'excellent Le Monde" (comme disait Coluche), je me permets une petite remarque sur le fond.
Il n'est pas contradictoire (ni archaïque ni trotskyste) de souhaiter sincèrement le développement de ces pays jadis abonnés à la pauvreté et de s'inquiéter parallèlement des conséquences de la mondialisation sur nos économies développées. On ne peut évidemment pas imposer d'un coup à ces pays les mêmes normes sociales et environnementales que les nôtres mais on ne peut pas non plus se féliciter des délocalisations et de la pression sur les salaires et sur les règles sociales qu'entraîne cette concurrence nouvelle.
C'est tout le problème et loin des solutions simplistes et radicales (comme le protectionnisme forcené ou l'alignement sur les salaires et le code du travail de ces pays), il faut inventer de nouvelles manières de réguler cette mondialisation. Nul doute que dans ton nouveau parti, vous réfléchirez ensemble à ces questions complexes de manière intelligente...
L'investissement dans l'intelligence, la connaisance, l'innovation, est assurément la première des pistes. Mais sera-t-elle suffisante dans la mesure où il est bien plus facile et rapide de copier des technologies que d'en inventer de nouvelles ?
Un sujet pour l'un de tes prochains articles à publier dans The Economist ?
Rédigé par : Michel B. | mardi 21 mars 2006 à 23:55
Please excuse me for writing in English since my written French is not quite up to par. Your article is excellent in pointing out the hypocrisy in the reaction of the European countries to imports from Asia, such as the recent row over shoes (!) from Vietnam and China.
Well done.
Rédigé par : Anonyme | mercredi 22 mars 2006 à 08:39
Bravo, bel article cher néo-camarade, je suis assez d'accord avec.
Par contre tu avoueras qu'une vraie concurence c'est celle avec des systéme sociaux comparables.
Mais ceci dit pour arriver à ce systéme social comparable, il faut bien que les pays du sud puissent créer et vendre de la richesse...Donc je suis assez d'accord avec toi.
En tout cas bravo.
Rédigé par : socdem | mercredi 22 mars 2006 à 10:49
Bonjour.
Merci pour cet article qui précise un peu les choses.
Vous dites "Quant aux francophones parmi eux, enfin dotés de structures de formation efficaces, ils pourraient même s'inspirer de la stratégie indienne, Cotonou jouant les Bangalore et récupérant les miettes de notre sous-traitance informatique"
--> oui, en fait cela existe déjà: on trouve sur internet des entreprises sénégalaises ou de côte d'ivoire, qui proposent aux sociétés française de délocaliser leurs services.
Rédigé par : d. | mercredi 22 mars 2006 à 13:32
Michel B,
Assez d'accord avec vous. Cela étant, on est bien loin de votre raisonnement actuellement à gauche, où l'idée de régulation est présentée comme un pansement minable administré par les soutiers de l'infâme impérialisme américain.
Disons que j'exagère un peu mais dans le fond c'est ça : ce que veulent les amis-du-peuple, ce n'est pas réguler la mondialisation, c'est, plus simplement, supprimer le libre-échange. il suffit de voir avec quelle virulence l'OMC est traité (l'OMC qui, je précise, présente un important progrès par rapport au GATT d'antan, dans la mesure où il existe désormais en son sein un organe juridictionnel chargé de vérifier le respect des règles du jeu)
Rédigé par : coco | mercredi 22 mars 2006 à 13:54
je vais faire un peu désordre...je ne souscris pas à l'analyse de hugues, sans me considérer pour autant comme un révolutionnaire trotskiste alter....
je ne reviendrai pas sur certaine formules aussi creuses qu'une assiette à potage polémique: "Franchement, c'est à vous dégoûter de prendre d'assaut les rues de Seattle si, en s'enrichissant, les pauvres rendent nos discours de principe aussi creux qu'une assiette à potage",
mais je souhaite aller au fond de l'argumentation.
A mon sens le développement actuel tiré par le commerce et l'exportation de certains pays "du sud, pauvres, en voie de développement, etc..."type Chine et Inde, Brésil pose trois problèmes majeurs:
- est-il utile aux pays en question?
- est-il utile pour les autres pays (développés en particulier)?
-est-il durable (sustainable)?
Je pense qu' aucune des réponses n'est assurée:
-en créant des industries de main d'oeuvre la chine, comme les autres, déstabilise son économie rurale par un effet de "miroir aux alouettes" créant des bataillons de chômeurs en sus des travailleurs surexploités et en négligeant l'investissement à des fins intérieures, elle fabrique des prolétaires (beaucoup) et des milliardaires (peu), mais y a til possibilité d'une classe moyenne quand les profits partent s'investir ailleurs?
ce n'est pas le modéle occidental des derniers deux siècles
au bresil, dans d'autres pays, le poids de la dette extérieure aboutit au même résultat: dépendance à l'exportation et pauvreté intérieure... est-il vraiment utile à un pays qui manque de beaucoup, de presque tout, d'exporter des biens pour réexporter les dollars ou euros qui en sont issus?
à mon sens ces pays devraient viser des balances commerciales équilibrées : biens d'équipement et technologies contre biens de consommation et matières premières avec des termes de l'échange non dégradés.
-pour nous pays "riches" nous voyons les conséquences sur nos emplois des délocalisations de production de biens et services même s'il arrive à nos portefeuilles de s'en réjouir...
mais, plus fondamentalement, je ne suis pas fier de participer à l'exploitation de cette main d'oeuvre en achetant ces produits (souvent sans pouvoir faire autrement, parfois sans être au courant...), de savoir que ces jouets sont fabriqués par des enfants, que ces prix se font moyennant des salaires de misère, des conditions de travail indignes, une répression patronale, un XIX eme de Zola au XXI eme auquel je participe, sans compter la pollution, la dégradation de la planète.
Quand mes enfants ou mes petits enfants m'interrogeront là dessus dans 10 ou 30 ans je leur dirai comme aujourd'hui pour la colonisation "nous ne savions pas, nous croyions faire le bien en les faisant travailler dans ces conditions"
...et sans les aider, alors que la colonisation s'accompagnait de la mise en place d'infrastructures...
-durable, soutenable, 6 ou 9 miliiards d'hommes dans ces conditions? je n'en suis pas persuadé...
des produits plus chers chez nous auraient le mérite de freiner cette course aux biens et de favoriser les échanges "durables" de services immatériels, marchands ou non, pour préparer un monde "ecolonomique", culturel, apaisé, stabilisé...
François
Rédigé par : François | mercredi 22 mars 2006 à 16:12
François,
Votre réponse est effectivement très alter, mais surtout, truffée d'inexactitudes . Je n'ai pas le temps "d'aller au fond" (contrairement à vous manifestement) alors je prends juste un exemple :
Vous dites :
"en créant des industries de main d'oeuvre la chine, comme les autres, déstabilise son économie rurale par un effet de "miroir aux alouettes" créant des bataillons de chômeurs en sus des travailleurs surexploités"
Ce n'est pas l'industrie d'exportation chinoise qui fabrique le chômage chinois, à vrai dire c'est plutôt le contraire, cette industrie fabrique au contraire de l'emploi.
Le chômage chinois, à vous lire, est également dû à la déstabilisation de l'économie rurale. Si vous parlez de chômage frictionnel dû à la nécessaire progression de la productivité agricole et à l'exode corrélatif des paysans sans activité (bref, ce que nous avons connu en France avant de nous stabiliser à 80% de population urbaine), alors, vous faites chou blanc, un tel phénomène étant lié au développement en tant que tel. Donc, sauf à refuser ce développement, il n'est pas possible de refuserl'exode rural qui est son corrélatif. Les modes de vie ne peuvent pas être figés dans le marbre ;-)
Je pense par ailleurs que nous ne lisons pas les mêmes documents sur ce pays, ça me semble même évident.
Si vous lisez les différentes études menées sur la transition chinoise depuis 1979, vous ne pouvez que constater que le chômage chinois (parfois estimé à plus de 25%, chiffre noir) notamment est en partie imputable au régime maoïste qui a mis sur pied des immenses entreprises publiques surendettées et ruinées, incapables de payer correctement les employés.
Ainsi donc si le passage de l'économie collectiviste et planifiée s'accompagne d'un chômage massif, ce n'est pas en raison du développement d'une industrie d'exportation, mais bien en raison du point de départ, un système inefficace qui a manqué à plusieurs reprises de pousser le pays au bord du gouffre.
Vous ajoutez :
"et en négligeant l'investissement à des fins intérieures, elle fabrique des prolétaires (beaucoup) et des milliardaires (peu)"
Là encore vous êtes véritablement dans le faux, les investissements EN CHINE explosent, qu'ils soient d'origine étrangère ou intérieure (voyez par exemple la progression de l'IDE). Ce qui vous chagrine peut-être c'est qu'ils ne proviennent pas de l'Etat?
De surcroît il est impossible de produire sans investir, donc vous vous contredisez en admettant l'existence d'une production, d'un côté, et l'absence d'investissements, de l'autre.
Qu'il y ait des milliardaires et des pauvres, soit. Juge-t-on la viabilité d'un modèle de développement sur l'existence des pauvres et des milliardaires?
Enfin :
"mais y a til possibilité d'une classe moyenne quand les profits partent s'investir ailleurs?"
Et là encore, je suis très dubitative sur vos lectures concernant ce pays. J'y ai travaillé un temps et je me suis énormément documentée à ce sujet.
S'il y a bien une chose que tout le monde sait (c'est une information à la portée du premier venu), c'est qu'un importante classe moyenne se développe en Chine, probablement enter 350 et 400 millions d'individus pour le moment. Evidemment ça laisse environ 800 milllions de personnes dans la pauvreté, mais n'oublions jamais le poins de départ et son zéro classe moyennes.
En définitive s'il y a une chose de bien et une seule qui soit arrivée en Chine au cours du siècle passé, c'est la libération du commerce. Pour tout le reste malheureusement ce pays a souffert et n'en finit pas de souffrir.
Alors ne dites pas aux Chinois qu'ils doivent renoncer à cette petite liberté, aux effets immenses pour eux.
Rédigé par : coco | mercredi 22 mars 2006 à 16:48
"A mon sens le développement actuel tiré par le commerce et l'exportation "
-C'est quoi du développement SANS commerce ? Le commerce est un acte de civilisation et d'enrichissement.
- C'est quoi du commerce sans exportation ( et sans importations... réfléchissez sereinement à ce pb logique.... c'est l'importation qui enrichie pas l'exportation...)
Si vous voulez que la transition de la pauvreté agricole vers la production capitaliste ne soient pas trop raide, si vous voulez lutter contre les déséquilibres que peuvent générer commerce et échange, autant le faire bien
http://www.maketradefair.com/fr/index.php?file=01012001180605.htm&cat=3&subcat=3&select=1
Rédigé par : Eviv Bulgroz | mercredi 22 mars 2006 à 22:00
Les réactions sont nombreuses, en plus l'article fait partie des plus recommandés de la journée (flatteur non?).
Pour les réactions :
http://abonnes.lemonde.fr/web/article/reactions/0,1-0@2-3232,36-753094@45-1,0.html
Rédigé par : coco | jeudi 23 mars 2006 à 15:07