Antisémitisme : toujours ce doute…
Ma fille de treize ans a-t-elle été victime d’une agression antisémite ou d’une attaque purement crapuleuse. Le mystère reste entier.
Si la détermination du sexe des anges est l’affaire des poètes et des exégètes, la requalification d’une agression crapuleuse en attaque antisémite semble n’être celle de personne en particulier. Dans l'esprit de ma fille de treize ans qui, ce dimanche après-midi, se faisait dépouiller de son portable en se faisant traiter de « sale feuj » devant un cinéma du vingtième arrondissement, les choses ne sont d’ailleurs pas vraiment tranchées. Après tout, les deux types encapuchonnés qui, après l’avoir bousculée et insultée, sont partis avec son téléphone tout neuf, étaient vraisemblablement plus intéressés par les performances de ce petit bijou de technologie nippo-suédoise que par la défense des opprimés contre l’hydre judéo-maçonnique. Et il y a fort à parier que, même sans son étoile de David, ma fille eut été agressée de la même manière par nos amateurs de gadgets électroniques.
En toute hypothèse, la dimension antijuive de l’événement était donc totalement secondaire, les voleurs ne mentionnant qu’au passage leur détestation des porteurs de signes ostentatoires d’appartenance au culte honni. Ma fille devrait donc se sentir rassérénée en réalisant que ce n’est pas en tant que juive, mais en tant que gamine de treize ans sans défense qu’elle avait été sélectionnée par ces crapules. Une proie facile comme les autres, quoi. Même une vieille bouddhiste aurait fait l’affaire...
Par voie de conséquence, le concept sarkozien d’« antisémitisme par amalgame » n’était sans doute pas non plus pertinent, les agresseurs n’ayant pas jeté leur dévolu sur une juive en présumant qu'elle serait nécessairement dotée d’un portable haut de gamme, mais sur un portable haut de gamme se trouvant appartenir à une juive. Dur, dur, l’antisémitisme moderne. Avec la vieille garde, on savait au moins à quoi s’en tenir.
D’autant plus que ma fille n’est même pas juive. Enfin, pas au sens où les docteurs de la foi l’entendent, son seul lien à l’Ancien Testament étant son père, votre serviteur, un mécréant effectivement né dans une famille juive non-pratiquante mais ayant définitivement arbitré entre les Lumières et la béquille philosophique que constitue, à son avis, la croyance en un être suprême. Mais bon, ma fille, au moment de céder son portable aux deux adversaires de la religion de Moïse et des Marx Brothers, n’allait pas entamer avec eux une conversation sur les raisons complexes qui poussent une pré-ado en phase de construction émotionnelle à se promener avec ce genre de symbole autour du cou. M’est avis qu’ils n’auraient guère été réceptifs, en dépit de leurs propres interrogations existentielles de jeunes adultes en quête d’identité. Car nos deux agresseurs en sportswear étaient des beurs, enfin des « individus de type maghrébin », pour reprendre l’expression de la fliquette qui devait nous recevoir, une heure après l’incident, dans les locaux glauques du commissariat central du vingtième arrondissement.
N’ayant pas l’habitude de fréquenter ce genre d'endroit, et encore moins d’avoir à discuter de l’origine ethnique d’un voleur de portable avec une fonctionnaire en uniforme, j’avoue avoir eu du mal à ne pas me braquer à la mention de cet « indice » censé aider la police à faire son boulot. Le portable, évidemment, ne sera jamais retrouvé, notre présence au commissariat n’étant justifiée que par le dépôt de plainte exigé par SFR. Et la probabilité, pour les agresseurs, d’avoir à répondre de leur crapulerie est infime. Mais je leur en veux doublement, d’abord pour l’agression, heureusement sans gravité au-delà du préjudice matériel, mais aussi pour m’avoir placé dans une situation pareille, forcé d'expliquer à une fliquette, pas forcément antipathique mais plutôt encline au racial profiling, que ma fille avait été attaquée par deux Arabes voleurs de portables et antisémites — me propulsant malgré moi dans le genre de fait divers caricatural que je préfère commenter sur mon blog que traverser IRL.
Les choses sont devenues compliquées, trop compliquées, même. Mais puisqu’il faut bien se coltiner la réalité, coltinons-nous là. Ce genre d’événement ne va évidemment pas me conduire à basculer, à me transformer en le contraire de ce que je suis, c’est à dire un laïque antiraciste et anticommunautariste, partisan de la construction d’une société réellement colour blind. Mais il va sans doute me pousser à tenir compte du fait que cette vision du monde est de plus en plus minoritaire et que les personnes susceptibles de la remettre en question troquent parfois treillis et rangers pour une capuche Nike. Encore que le communautarisme prenne parfois des aspects inattendus, un inspecteur qui passait par-là pendant mon dépôt de plainte ayant pris un intérêt tout particulier à l’affaire en entendant que j’étais né près de Lorient (« Ah, un Breton ! Moi, je suis de Ploërmel ! »). Quant à ma fille, elle ne portera plus son étoile de David dans les rues de Paris. Trop dangereux.
© Commentaires & vaticinations
"Quant à ma fille, elle ne portera plus son étoile de David dans les rues de Paris. Trop dangereux."
C'est quant même triste de devoir en arriver là. Toutefois tu as raison, sa sécurité avant tout.
Rédigé par: Nicolas | dimanche 12 mars 2006 at 20:52
Un perle souvent racontée par un bon ami français né de parents kabyles relatant une amusante circonstance survenue lors de son service militaire. Jeune élève officier, il se présente à l'un des officiers de son lieu d'affectation qui, manifestement surpris du patronyme dudit, lui déclare, tout de go, roulant ce nom entre ses gencives : "Zegh......l, Zegh......l : c'est breton, ça, non ?"
Rédigé par: Anecdotique | lundi 13 mars 2006 at 07:47
Ce n'est pas si compliqué (pour un adulte du moins) ; deux représentations non coordonnées se sont formées dans l'esprit des deux larrons : le portable, ou la satisfaction immédiate ou différée d'un désir, la magen david, ou la communauté honnie.
C'est le plus loin que pouvaient signifier les deux cerveaux encapuchonnés.
Rédigé par: all | lundi 13 mars 2006 at 08:29
Votre "fille avait été attaquée par deux Arabes voleurs de portables [au moins une fois] et antisémites".
C'est simple (et triste), triste aussi que cela soit difficile à dire, que la société soit si tendue que ces mots nous inquiètent par leurs échos.
Tout de même, pour le portable, il y a de l'espoir. Ma femme a récupéré le sien à un commissariat de police quelques mois après un vol. En l'occurrence, la police l'a récupéré auprès d'un Arabe qui l'avait acheté et s'apprêtait, si je me souviens bien, à l'envoyer au pays ; les voleurs étaient, eux, tziganes.
J'ai vu peu après là où elle se l'était fait voler dans son sac, au rayon disques de l'hypermarché, deux tziganes les mains dans les poches qui tournaient autour du rayon (les gens qui écoutent des extraits au casque surveillent mal leur sac). Ça m'a rappelé notre grande littérature française, le début de "Notre-Dame de Paris".
L'insulte antisémite est autre chose. Elle serait triste et grave en elle-même, indépendamment du vol.
À propos, avant-hier, dans un autre hypermarché de la même enseigne, j'ai entendu un client insulter un employé Noir qui poussait une file de caddies. Si j'ai bien compris, il fallait comprendre (?) que faire un quelconque travail était bien étonnant pour un Noir. L'employé n'a rien répondu, je ne suis pas intervenu non plus.
L'insulte au moment du vol fait plus mal encore. Elle dit, ou il faut comprendre (?) "ton appartenance légitime mon acte, elle me donne bonne conscience".
C'est, à petite échelle, le mécanisme de l'antisémitisme le plus destructeur (analogue d'ailleurs, pour le coup le rapprochement est valable, le mécanisme de la traite des Noirs, qui a suscité comme légitimation le racisme anti-Noir vers le XIVème siècle).
J'y vois donc, juridiquement une circonstance aggravante, moralement et une menace pour notre société.
Rédigé par: FrédéricLN | lundi 13 mars 2006 at 10:49
Triste fait divers. Ceci étant, pourquoi porter une étoile de David - et de manirèe ostentatoire, on peut très bien ne jamais la montrer - si ce n'est pour montrer son appartenance au peuple honni? Et si tel est le cas, comment ne pas voir, dans ce fait divers, un acte antisémite par amalgame? Entre deux détentrices de jolis portables, je suis sur que celle qui porte l'étoile jaune a plus de chance de se faire détrousser. Mais enfin, c'est un avis très personnel...
Rédigé par: Herve Kabla | lundi 13 mars 2006 at 12:59
@ Hughes,
Permettez-moi tout d'abord de vous offrir, à vous et votre fille, mon soutien moral virtuel.
Ceci étant dit, je voudrais attirer votre attention sur le fait qu'étant de votre propre aveu d'origine juive et bretonne, vous courez un double risque comme l'anecdote suivante que j'ai vécue dans un souk marocain le prouve. Ayant repoussé de façon non équivoque les services d'un guide local qui essayait de s'imposer, celui-ci m'a gratifié d'une rafale de "sale juif, sale breton..." qui montre à l'évidence que le côté breton doit être vécu chez ceux qui en sont affectés comme une circonstance aggravante de l'état de judaïté.
Rédigé par: Damien | lundi 13 mars 2006 at 13:22
Juif et Breton...Dîtes-moi, est-ce que vous êtes borgne en plus?
Non, parce qu'alors on pourrait faire de vous une vedette à Las Vegas.
Mais ce qui est bien tordu dans cette histoire, ce qui est inquiétant et banalisé, c'est, comme vous le dîtes, l'insulte raciste "au passage"
Rédigé par: leblase | lundi 13 mars 2006 at 18:07
Hugues,
J'ai apprécié le ton juste de votre note en ces temps de dérapages en tous genres. Il faut se garder de trop prendre au pied de la lettre, au risque paradoxalement de sembler les confirmer aux yeux de leurs auteurs, les "justifications" racistes d'actes purement et simplement crapuleux. En même temps, il existe un vrai et dangereux processus de fractionnement ethnique de la société française.
Rédigé par: Eric Dupin | lundi 13 mars 2006 at 18:15
Nicolas,
Précisément.
Anecdotique,
Moi, je me suis débrouillé pour échapper au service militaire. Je n’ai donc pas eu à me retrouver dans la situation inverse : expliquer à un officier comment on peut être breton avec un nom comme le mien...
Hervé,
On peut porter une étoile de David pour mille raisons différentes et je pense que ces raisons ne regardent que leurs porteurs. Mais si j’ai utilisé le mot « ostentatoire », c’était juste pour la formule. Disons seulement qu’on pouvait la voir, c’est tout.
Sur ton « avis personnel », je ne sais pas. Le plus probable, c’est tout de même que les types aient vu une occasion facile de piquer un téléphone et que le « sale feuj » ne soit venu qu’en prime. Donc, voleurs, lâches et, par ailleurs, antisémites.
Damien, Leblase,
Juif, breton, et tout un tas d’autres choses encore. Mais non, pas borgne. Donc pas de carrière de crooner à Las Vegas pour moi.
Eric,
Attention : je ne rends pas anodin le fait de traiter quelqu’un de sale juif au motif qu’il ne s’agit que d’une agression « de complément ». Et je pense que ça témoigne d’un état d’esprit inquiétant, au-delà de la banalisation des agressions, disons, « normales ».
Mais moi aussi, je m’inquiète de cette fragmentation, surtout si « dire les choses » est susceptible d’aggraver la situation. Est-ce que ne pas les dire est préférable ?
Rédigé par: Hugues | lundi 13 mars 2006 at 19:18
Déjà, il est heureux que ta fille n'ai rien.
Mais c'est assez anti-civique, je trouve, de porter plainte uniquement pour une question de garantie SFR — est-ce que tu veux de bonnes statistiques ?
Par ailleurs, « sale feuj » a parfois valeur de « sale pédé » : c'est sécularisé, si je puis dire.
Un juif breton : Max Jacob.
Rédigé par: sk†ns | mardi 14 mars 2006 at 10:34
L'insulte "juive" au passage ne doit pas être minimisée. Je ne suis pas étonnée de votre histoire Hugues. Je crois l'avoir déjà dit ailleurs, j'ai vécu le même genre d'insulte à l'occasion d'une agression. (mon agresseur ayant considéré que ma judéité supposée était de nature à justifier son acte). Cela n'a rien d'anodin et vouloir rapprocher cela du "sale pédé" (au passage, assez choquant aussi) à tout prix, comme pour noyer le poisson, hum, ça me dérange beaucoup.
A propos de "sale pédé", il faudra bien de toutes façons, tôt ou tard, mettre sur le tapis cette question du traitement subi par les homosexuels dans les quartiers et collèges dits "sensibles" (quel doux euphémisme).
Rédigé par: coco | mardi 14 mars 2006 at 13:27
Comme me le faisait remarquer un intervenant
Seyn oder Sein ?
Mes amitiés à ta fille.
Rédigé par: Tlön | mardi 14 mars 2006 at 14:59
cf. mes notes de lecture sur "la raison des nations", de pierre manent.
on n'est plus français, la france ne signifie plus rien politiquement. on n'est pas encore européen car la politique européenne est le refus de la politique.
ergo, on est plus que beur, breton juif ou alsacien, et on doit se démerder avec ça.
voilà pourquoi ce genre d'interrogations ethnico-existentielles et absurdes risquent de se multiplier. et voilà pourquoi il ne fallait casser les états-nations avant de savoir ce que l'on mettrait à la place...
http://www.lalettrevolee.net/article-2053225.html
Rédigé par: edgar | mardi 14 mars 2006 at 19:35
Ce qui me semble très significatif dans l'histoire de votre fille, comme dans d'autres faits divers médiatisés ou non, c'est l'ignorance. Je prends le pari que si vous interrogez l'un ou de l'autre de ces petits ou grands délinquants, 1 sur 100 (peut-être même pas) est capable de citer quelques caractéristiques de la religion juive, pour les uns, de la religion musulmane, pour d'autres, ou de la religion catholique pour les derniers. Si, toutefois, ils savent qu'être juif fait référence à une religion, ce qui n'est même pas sûr. Je connais de jeunes Arabes qui ne savent pas qu'il existe des sunnites et des chiites, quant à mes enfants, ils ont bien du mal à faire la différence entre des catholiques et des protestants.
Que les médias relaient l'information de ces faits divers imbéciles, parfois dramatiques, me semble naturel et fait partie de leurs attributions. Et il est normal que l'on s'interroge sur ce qui tourmente notre pays. Ce qui n'est pas naturel, c'est que ces informations soient en permanence assénées, souvent de manière parcellaire et dans l'outrance parfois, sans qu'aucune pédagogie ne soit mise en œuvre. Nous sommes abreuvés d'informations de toute sorte, en miettes. Il est bien difficile pour tout le monde de mettre les choses dans l'ordre.
Quand j'avais 7 ans, on me traitait de négresse à plateau (et c'est une aventure parmi beaucoup d'autres). Bien sûr, aucune des petites filles qui me reléguaient dans un coin de la cour – avec ma copine qui, elle, était grosse – n'avait vu une négresse à plateau. Moi, non plus, d'ailleurs. Même si c'était douloureux, ça n'a pas duré longtemps. Personne, autour de moi, n'a relayé l'information. Nul journaliste, nulle association pour me défendre. Pas même mes parents, pour qui il était normal que je trouve mes propres solutions. Je les ai trouvées. Tu vois, toi, la petite blonde aux yeux bleus, un jour, ta langue, je la parlerai mieux que toi. C'est ce que j'ai fait. Et tu pourras toujours me traiter de négresse à plateau, je ne te croirai plus. Maintenant, je sais ce qu'est une négresse à plateau.
Il me semble que au moins autant que "l'insulte raciste au passage" comme le dit l'un des commentaires, ce qui est grave, c'est l'insulte tout court, dans laquelle notre société patauge ces temps-ci. Il faudrait pouvoir donner, à nos enfants, des armes contre la bêtise. C'est le plus difficile.
Rédigé par: Anonyme | jeudi 16 mars 2006 at 16:56
@Hugues
Permettez moi tout d’abord de vous faire part de ma solidarité.
« Antisémitisme : toujours ce doute… ».
N’avez-vous pas justement levé le doute ?
En effet, vous affirmez : « Quant à ma fille, elle ne portera plus son étoile de David dans les rues de Paris. Trop dangereux. ». Si la dimension antijuive était si secondaire et les agresseurs si intéressés par le petit bijou de technologie nippo-suédoise, ne serait-ce pas plutôt le téléphone portable qu’il aurait fallu ne plus porter dans la rue ?
Ces injures antisémites contribuent bien – à mon sens – à creuser un fossé de peur chez les Français juifs (ou repérables en tant que tel à tort ou à raison) – les poussant à cacher leur identité. Cela me rappelle le conseil du Grand Rabin de France qui conseillait aux Juifs pratiquant de cacher leur kippa dans la rue.
Qu’en France des Juifs soient obligés de se cacher ainsi sous peine de craindre pour leur sécurité me semble plus que grave – et un indicateur d’un antisémitisme ambiant perceptible. Et à mon avis, sans aucun doute possible.
@Herve Kabla
« Ceci étant, pourquoi porter une étoile de David ».
Ne croyez vous pas que vous inversez la responsabilité entre l’agresseur et l’agressé ?
Est-il donc interdit aujourd’hui en France de porter une étoile de David ? Est-ce un crime pour que ce simple fait justifie une agression ? Pourquoi donc faudrait-il avoir à se justifier de porter une étoile de David (plus que tout autre symbole religieux ou autre) ?
Rédigé par: Oudeis | samedi 18 mars 2006 at 00:04
"N’ayant pas l’habitude de fréquenter ce genre d'endroit, et encore moins d’avoir à discuter de l’origine ethnique d’un voleur de portable avec une fonctionnaire en uniforme, j’avoue avoir eu du mal à ne pas me braquer à la mention de cet « indice » censé aider la police à faire son boulot."
Pourquoi se braquer ? Quand on décrit quelqu'un sommairement, c'est plus simple: blanc, noir, jaune... Apaisez votre conscience: s'ils retrouvent le portable chez un asiatique, il ne sera accusé que de recel grâce à votre déposition.
Ils ne vont pas lancer le GIGN aux trousses des voleurs, c'est sûr. Mais bon, au cours d'un contrôle d'identité, une petite vérification sur le numéro de série du portable du lascar, et hop !
Rédigé par: gil | lundi 20 mars 2006 at 22:52
Le soir du 13 décembre 2006, 3 jeunes noirs sous cagoule m'ont agressé.
L'un s'est mis devant ma voiture quand je démarrais ... évidemment, j'ai pas accéléré, mais me suis arrêté.
Le second a ouvert la portière gauche de ma voiture et piqué sur le siège où je l'avais posé ma saccoche ordinateur contenant l'ensemble de mes données, programmes, sauvegardes, clef USB, CD .... lunettes, carnet de chèque ...etc ...
Le troisième, je m'en aperçus en voulant sortir de voiture, était prêt à me bloquer par tous moyens.
Que suis-je ?
juif ?
breton ?
arabe ?
roumain ?
journaliste ?
puritaniste ?
paranoïaque ?
judoka ?
informaticien ?
vous avez droit à deux choix !
Merci de vos votes.
Rédigé par: Yfig | jeudi 28 juin 2007 at 15:28
tout de même cet incident pourrait vous amener à vous interroger pour savoir si réellement une société complètement "laïque", complètement non "communautariste", complètement "antiraciste" et complètement "colour blind" n'est pas de l'ordre de l'utopique...
Rédigé par: candide | mercredi 18 février 2009 at 13:50
c'est bien là que le bas blesse
si votre fille aime a porter son maguen david dans la rue elle ne devrait pas en être empêchée
je pense, que votre fille soit juive ou pas, c'est faire le jeu des antisémites que de l'enfreindre de porter ce signe si elle le souhaite
et je pense même que ca peut nourrir chez elle une frustration qui attise ce sentiment communautaire que vous semblez détester
enfin bon après moi je dis ca je dis rien
parole de juif breton (...)
shalom, kenovo, au revoir
Rédigé par: cebelab° | mardi 24 mars 2009 at 12:06