Entropie : n.f. (1877 ; formé en all. [Clausius] du gr. entropia « retour en arrière »). Phys. En thermodynamique, fonction définissant l'état de désordre d'un système, croissante lorsque celui-ci évolue vers un autre état de désordre accru. L'entropie augmente lors d'une transformation irréversible. Entropie négative.
Bonsoir
Ras le bol des débats de soir de vote. Je viens donc visiter mes blogs favoris pour y pêcher quelques réactions à chaud…
A propos de pêche, je trouve sur l'excellent site du TLF ces quelques lignes au sujet du désordre. Je les trouve particulièrement savoureuses ce soir.
DÉSORDRE, subst. masc.
1. [Le désordre affecte la disposition régulière et normalement attendue des choses]
2. Troupeau sans berger, débandés en désordre, ils [les parlementaires] pataugeaient dans les flaques de boue, se hélaient sur les flancs de la colonne; ils promenaient avec eux le tumulte, et l'on attendait que le président se relevât sur son char pour un dernier rappel à l'ordre...
VOGÜÉ, Les Morts qui parlent, 1899, p. 440.
3. Domaine de la vie mor., soc. ou spirituelle des pers. ou des groupes. Manquement souvent voulu ou opposition à l'ordre établi.
Mais je voudrais aussi vous dire que, d'accord ou non avec vos opinions, j'ai toujours beaucoup de plaisir à vous lire car vous alimentez régulièrement ma propre réflexion.
Rédigé par : Michel | lundi 30 mai 2005 à 00:42
La Chine, profitant de l'affaiblissement de l'Europe, a annoncé aujourd'hui l'abandon des négociations sur les tarifs et quotas textiles. Gageons que les acteurs du Non défilerons dans les rues de France pour protester énergiquement contre les fermetures des usines de ce secteur...
Vive la France!
Rédigé par : Damien | mardi 31 mai 2005 à 00:24
Damien
Trop tard !
il y a belle lurette que les industriels du textile ont délocalisé leurs productions. le battage médiatique autour du textile chinois n'est que poudre aux yeux. les vrais concurrents des chinois, ce sont les Mauriciens, les Turcs ou les Marocains... pas les ouvriers Français.
mais je gage quand même que les médias n'en ont pas fini avec ce serpent de mer qui tombe si bien.
c'est raté pour ce qui concerne la peur qui fait "bien voter" mais il reste encore efficace pour faire culpabiliser...
Ce qui reste en France de l'industrie textile s'appuie désormais sur des savoir-faire non mécanisables et difficilement délocalisables.
a +
Rédigé par : Michel | mardi 31 mai 2005 à 10:09
Michel,
C'est le grand méchant loup libéral qui sort des forêts étrangères qui a fait peur aux Nonistes de gauche et de droite. Certains Oui-ouistes avouaient avoir peur que Besancenot et Le Pen n'arrivent pas à se mettre d'accord et à rallier ceux qui ont fait l'Europe à leur(s) vue(s). A vous de définir quelles peurs sont les moins irrationelles, ce faux débat sur les peurs ne m'intéresse pas, je note juste que les conséquences immédiates réelles et probables à court et moyen terme du Non sont opposées aux raisons avancées pour ce vote, ce qui est assez croquignolesque!
Quant à l'industrie textile française, vous avez raison, elle ne compte déja plus que 110.000 employés, ce qui n'autorise en fin de compte qu'une augmentation de 5% au plus du nombre de demandeurs d'emploi... Je serais moins enclin que vous à penser que l'industrie textile française "s'appuie désormais sur des savoir-faire non mécanisables et difficilement délocalisables", en tout cas, ce n'est pas ce que disent les employés et employeurs du textile. Outre que votre vision de l'industrie textile "non mécanisable" est erronée, il est évident que tout chinois respectable est susceptible d'être formé dès son plus jeune âge dans l'art et la manière de confectionner la dentelle bretonne à moindre coût.
Enfin, bon courage dans les années qui viennent. Personnellement, je viens juste de reporter de quelques années un éventuel retour en France.
Rédigé par : Damien | mardi 31 mai 2005 à 12:44
Cher Damien
Merci pour vos encouragements et bon séjour, où que vous vous trouviez.
Je trouve un peu simpliste de penser que l'attitude actuelle des Chinois soit une conséquence directe du vote Français. La suppression des quotas dans le domaine textile est prévue de longue date et, après tout, je ne peux leur donner tort de vouloir l'application des accords passés dans le cadre de l'OMC. Non que je sois un farouche défenseur de cette organisation, mais je ne vois pas pourquoi il faudrait interdire aux nouvelles puissances économiques de se tailler une part du marché mondial. Je crois me souvenir que notre hôte tenait dans une précédente note un raisonnement assez semblable.
Ceci dit, allez donc voir sur ce site : http://www.afrik.com/article8418.html ce qu'en pensent nos amis du bassin méditerranéen.
D'autre part, les 110 000 employés du secteur textile Français ne sont pas tous, loin de là, ouvriers d'usine fabricant des T shirts et susceptibles d'être précipités au chômage du fait de la concurrence des pays Asiatiques. Le textile ne se limite pas à l'habillement et aux cotonnades.
Quand à ma Grand-mère , Bretonne Bretonnante de Clohars-Carnoët, elle se plaignait déjà à son époque (elle nous a quitté en 1973) de devoir se contenter de coiffes en "dentelle mécanique". Alors si vous souhaitez vous lancer sur ce créneau, même en sous-traitant la fabrication en Chine, vérifiez d'abord que le marché reste porteur.
La mondialisation est une réalité qu'il n'est pas possible d'ignorer. Mieux vaut vivre avec, en en contrôlant autant que possible les dérives, que de se lamenter sur la perte d'un monde qui n'existe plus.
Par contre, ce qui provoque ma colère c'est de constater que la recherche du profit maximum à court terme, qui est bien l'essence même du "libéralisme économique" tel que nous le vivons, conduit systématiquement à la mise en concurrence (libre et non faussée ??) des travailleurs sur le thème de leur capacité à se serrer la ceinture !
A +
Rédigé par : Michel | mardi 31 mai 2005 à 22:59