Edouard de Rothschild vient d’obtenir l’autorisation, après moult négociations délicates, d’apporter 20 millions d’euros au tour de table de Libération. Mais les gardiens du temple restent inquiets : va-t-il faire de leur fanzine un quotidien rentable ?
Le personnel de Libération vient d’approuver l’entrée d’Edouard de Rothschild au capital du quotidien. Par 196 voix contre 130 (plus 16 bulletins blancs), les trois collèges de salariés (journalistes, fabricants, administratifs) ont autorisé l’homme d’affaires à apporter 20 millions d’euros à leur tour de table (soit 37% du total des parts).
On le sait, l’arrivée de l’héritier de l’une des plus anciennes familles bancaires du pays avait « fait débat » rue Béranger, les gardiens de la flamme s’inquiétant d’une éventuelle dilution des valeurs du journal fondé par Jean-Paul Sartre en 1973. Mais ce double événement, financier et identitaire, appelle évidemment un certain nombre de considérations ― au-delà du discours convenu relayé par les bien-pensants qui « observent » les évolutions de la presse en France.
En premier lieu, si Libération a éprouvé le besoin de faire appel à un financier, c’est qu’il avait des problèmes d’argent. Ca peut paraître évident, mais il semble qu’il soit indispensable de le rappeler aux déontologues les plus intransigeants. Ayant terminé l’année 2004 sur un déficit de 4 millions d’euros, le journal ne gagne plus d’argent depuis l’an 2000. Sa diffusion s’érode régulièrement (158 000 exemplaires en moyenne sur 2003-2004) et il n’intéresse plus les annonceurs publicitaires qu’à l’occasion d’opérations ponctuelles. ..
En crise chronique depuis des années, le journal avait d’ailleurs déjà épuisé la patience, avant le débarquement d’Edouard de Rothschild, du patron de Pathé Jérôme Seydoux et du fonds d’investissement 3i. Un temps courtisé par Vincent Bolloré, le plus américain des raiders français, il avait vu le nombre de ses partenaires potentiels se réduire drastiquement ces derniers mois. Cerise sur le gâteau, le quotidien est lourdement endetté, du fait de ses pertes récurrentes et des emprunts qu’il a été forcé de contracter pour les combler.
Clairement, dans le monde cruel et hostile qui est le nôtre, un journal est une entreprise commerciale. Il emploie des gens qu’il doit payer avec l’argent que les lecteurs et les annonceurs acceptent de lui donner. Si les lecteurs et les annonceurs viennent à manquer, il éprouve logiquement certaines difficultés à assumer ses charges. Bien entendu (opérons rapidement cette précision à l’intention des déontologues sus-cités), un journal n’est pas qu’une entreprise commerciale mais également un vecteur d’information et de débat dont l’indépendance est cruciale. Mais encore une fois, sa dimension d’entreprise commerciale le condamne à accepter les règles du jeu économique.
Je sais bien, en affirmant la nécessité du respect des règles du jeu, que cette vision des choses n’est pas universelle ; elle est même probablement minoritaire à Libération. Pour les éternels avocats de la rupture avec le capitalisme qui hantent les couloirs du journal, il serait sans doute possible de bousculer le dogme ultra-libéral en imaginant une « alter-économie » de la presse. Un quotidien pourrait ne plus se vendre, mais se donner. Les salaires et les coûts de fabrication pourraient, je ne sais pas moi, être financés par un fonds de type Assedic des intermittents, au nom de la défense du débat d’idée. Les journalistes pourraient même, en toute indépendance, être rémunérés directement par l’Etat, assurant alors le service public de l’information écrite, à l’exemple du service public des transports ferroviaires parfois assuré par les agents de la SNCF.
La publicité, elle, serait inutile et même combattue. Ce serait formidable. On danserait dans les rues jusqu’au matin.
Retour sur terre. Libération perd de l’argent parce qu’il est incapable de conserver ses lecteurs anciens ou d’en gagner de nouveaux. Il voit ses ventes chuter depuis l’arrivée des quotidiens gratuits parce que les lecteurs, lorsqu’ils arbitrent entre un Libé à 1,2 euro et un Métro à 0 euro, choisissent le second – le contenu du premier n’étant pas jugé suffisamment puissant pour légitimer une telle dépense.
Que je sache, les lecteurs du Monde ou du Figaro n’ont pas eu cette attitude, la diffusion de ces deux titres n’ayant été affectée qu'à la marge par la déferlante gratuite.
Indépendamment des problèmes structurels de la presse quotidienne française (sous investissement, diffusion primitive et coûteuse, accès limité aux ressources publicitaires), les difficultés de Libération sont avant tout liées à l’incapacité de la rédaction à intéresser suffisamment de lecteurs de manière régulière. Et si les gens du journal ne sont pas en mesure d’attirer, dans un pays de 62 millions d’habitants, au moins autant de lecteurs que n’importe quel quotidien québécois ou suisse, le capitalisme n’y est pour rien. La compétence, le talent et la pertinence, eux, y sont sûrement pour beaucoup. Après tout, en Grande-Bretagne, son tirage inférieur à 160 000 exemplaires ferait passer Libé pour un fanzine.
Mais sur les craintes que génère l’arrivée d’Edouard de Rothschild, quelles sont-elles réellement ? Que pourrait bien marmonner in petto le vilain banquier ? Quelles vilenies serait-il en train d’ourdir ? On peut supposer qu’il veuille, au moins à moyen terme, gagner un peu d’argent. Mais à part Pierre Marcelle, franchement, qui pourrait le lui reprocher : les 20 millions d’euros qu’il met au pot, il faudra bien qu’il les retrouve quelque part. Sauf à imaginer qu’un financier totalement désintéressé, une sorte d’alter-milliardaire, ait pu débarquer rue Béranger en lieu et place de m'sieur Eddy.
Peut-on alors imaginer que, pour récupérer sa mise, il se mette à, disons, baisser les salaires ? Les rémunérations de Libération étant déjà les plus faibles de la presse parisienne, c’est assez peu probable. Et depuis que nous savons que les journalistes en reportage doivent loger chez l’habitant faute de budget pour les hôtels, on peut, sans trop s’avancer, considérer que les frais annexes ne risquent pas grand-chose non plus…
Va-t-il chercher à transformer le journal en Figaro bis ou en Wall Street Journal, tentant alors de convertir les lecteurs en born-again libéraux ? Les déontologues ont beau le supputer, un financier doté d’un minimum de jugeote ne se risquerait évidemment pas à scier la branche sur laquelle il est assis, achevant alors de faire fuir les derniers fidèles. De fait, le pari le plus évident et le plus pragmatique d’Edouard de Rothschild pour Libération, c’est le développement et la rentabilité.
Qu’il y parvienne n’est pas assuré, mais imaginer qu’il souhaite autre chose tient évidemment de la plus grande malhonnêteté intellectuelle. Son intérêt le plus évident, c’est de faire un Libé encore plus Libé, un super Libé, capable de créer une identification et une loyauté maximales chez des lecteurs toujours plus nombreux. Et tout ça pour gagner du fric. De quoi clouer le bec aux déontologues, non ?
Reste le « symbole ». Le truc qui ne passe vraiment pas du côté des gardiens du temple : le patronyme Rothschild et son aura de cupidité et d’accumulation. On le sait bien, sous nos latitudes, le nom des Rothschild est devenu synonyme de fortune et de biens matériels. Il ne comporte bien entendu aucune charge malsaine lorsqu’il est employé dans ces expressions à la con si banales : « Hé, j’suis pas Rothschild ; tu me prends pour Rothschild ou quoi ! ». Mais le hic, c’est que la transformation du nom des Rothschild en symbole du capitalisme ne s’est pas faite par hasard, des générations d’idéologues d’extrême droite en ayant fait l’épitomé de la « banque juive » régnant dans l’ombre sur ces braves Français si industrieux.
Je sais bien que chez les 130 salariés ayant crânement refusé l’argent d’Edouard de Rothschild, les références à Drumont, Rebatet ou Drieu la Rochelle ont toutes les chances d’être ultra-minoritaires. Mais s'ils ont le droit d'être inquiets pour leurs valeurs, j'ai celui d'être inquiet pour les miennes.
© Commentaires et vaticinations
Cher Monsieur,
Merci d'acompagner notre famille dans cette étape difficile. Eddy est un homme bon. Il a mis 20 millions au pot en souvenir de notre enfance, quand Folcoche nous bottait le cul à coup de journal roulé. Il n'a jamais vraiment cicatrisé. Eddy me l'a dit à Noël, il veut redonner à Libération le souffle gauchiste qu'il nous manque à tous. Et aussi développer la colonne des messages personnes (qui est la seule que je lis personnellement). d'ailleurs je vous livre le petit texte qu'il m'a déjà autorisé à passer gratuitement demain :
"Toi. Rencontré aux Balles des débutantes en 1954. Grand, brun, riche. Moi en robe fuchia meringuée. Nous nous sommes regardés, tu as souris et tu es parti. Moi restée comme une gourde. Je t'emmerde !"
Merci Monsieur
Rédigé par : Nadine | vendredi 21 janvier 2005 à 12:52
tu as raison il y a débat je l'ai installé de l'autre coté... là : http://mry.blogs.com/les_instants_emery/2005/01/le_blog_dernier.html
E.
Rédigé par : Mry | vendredi 21 janvier 2005 à 13:47
Qu'ils se separent de Pierre Marcelle et arretent de donner des lecons de morale pour flatter la bonne conscience des bobos et peut etre qu'ils augmenteront leur tirage.
Je serais a leur place, je me demanderais pourquoi un journal de gauche ne tire pas a plus de 150.000 exemplaires dans un pays majoritairement a gauche (du moins aux dernieres elections regionales). Peut etre que leur ligne editoriale n’est pas la bonne. Quand le nouvel obs tire a 550.000 exemplaires (merci pour le site !), ils devraient peut etre un peu se remettre en question (meme s’il n’est peut etre pas tres judicieux de comparer le tirage des quotidiens et des hebdos, cela indique quand meme que les gens de gauche, prêt a depenser de l’argent pour s’informer, existent).
Rédigé par : Scope | vendredi 21 janvier 2005 à 13:59
Sur tes derniers paragraphes, tu devrais lire (a moins que tu ne l'ai déja fait)Zeev Sternhell " La Droite révolutionnaire" sur l'antisémitisme de gauche.
Rédigé par : Tlön | vendredi 21 janvier 2005 à 14:37
Nadine,
Vous aimez vous déguiser en femme pour rencontrer des hommes sur le ouaibe. Pourquoi pas... Vous regrettez amèrement les "Chéris" de Libé, ces annonces croquignolettes suscitées par un vague regard sur le quai de la station Miromesnil, c'est votre droit...Mais le retour à la gratuité de ces annonces est impossible, le journal perd trop de pognon.
Rédigé par : Serge July | vendredi 21 janvier 2005 à 16:04
Scope,
Mais Pierre Marcelle est peut-être un mal nécessaire, comme la police et l'armée. Il suffirait juste de ne publier que sa signature, sans le texte de sa chronique. L'honneur serait sauf et on pourrait mettre une pub à la place, laquelle rapporterait des sous.
Rédigé par : Hugues | vendredi 21 janvier 2005 à 16:07
Tlön,
Tu lis Léon Bloy ET Zeev Sternhell ?
Rédigé par : Hugues | vendredi 21 janvier 2005 à 16:10
Oui...y faut pas?
Rédigé par : Tlön | vendredi 21 janvier 2005 à 16:30
Non non, je trouve ça bien. Tu cultives ton ouverture d'esprit tous azimuts. Je te l'ai dit, moi je ne trouve pas le temps de faire tout ça (je ne suis pas comme Clara Gaymard !).
Rédigé par : Hugues | vendredi 21 janvier 2005 à 16:39
En passant Bloy détestait Drumond et en 1910 parle de l'antisémitisme comme d'un crime.
Rédigé par : Tlön | vendredi 21 janvier 2005 à 16:42
Ca ne prouve rien : tout le monde détestait Drumont.
Rédigé par : Hugues | vendredi 21 janvier 2005 à 16:45
Je trouve ce post hallucinant. J'ai du mal à savoir par quoi commencer. Bon déjà accuser en filigrane les gens de libé qui ont voté contre d'être les héritiers spirituels de Drieu ou de Drumont les bras m'en tombent. Je ne sais pas trop quoi dire là dessus tellement l'argument me paraît naze voire même nauséabond. Mais j'ai probablement mal compris ou alors il y a des trucs que vous avez lu qui m'ont échappé.
Pour les raisons de l'insuccès de libé en revanche je partage votre avis. Le Monde ne se porte guère mieux, gratuits ou pas, et sur les raisons de la crise de la presse quotidienne en France il y aurait certainement des choses à dire (comparer avec le tirage des titres GB n'a pas de sens à mon avis). C'est clair que libé est de plus en plus nul et pauvre en contenu. Je ne pense pas qu'on puisse le classer bien à gauche d'ailleurs. J'étais d'ailleurs tout à fait d'accord avec vous sur le portrait honteux de Clara Gaymard.
En revanche pourquoi tant de haine contre Pierre Marcelle ? Ca reste obscur pour moi. Je ne suis pas toujours d'accord avec lui, mais au moins il n'écrit pas avec les pieds.
Rédigé par : Gaël | vendredi 21 janvier 2005 à 18:10
Vous avez effectivement mal compris, mais je ne vois pas l'intérêt de redire ici ce qui est dit plus haut pour vous aider à mieux saisir mon point de vue. En tout cas, les gens ayant voté contre Rothschild ne sont accusés de rien.
J'espère que votre problème d'hallucination trouvera une solution rapide et je regrette de vous donner le sentiment de ne pas écrire avec mes mains. Je fais pourtant de mon mieux, en dépit de mes capacités limitées.
Rédigé par : Hugues | vendredi 21 janvier 2005 à 18:35
oula
le truc sur les pieds c'était pas du tout sur vous c'etait sur le niveau général des journalistes de libé. Je trouve que vous écrivez bien, et d'ailleurs vous semblez assez satisfait - à juste raison - de vos capacités.
Ce que je trouvais et trouve toujours hallucinant c'est de mélanger Drieu Rebatet etc au vote pour ou contre l'arrivée de Rotschild.
Je ne voulais pas dire plus que ça.
Rédigé par : Gaël | vendredi 21 janvier 2005 à 18:40
Je disais simplement que tout le baratin ayant pollué le débat sur l'arrivée ou non de Rothschild à Libé s'était situé sur le terrain du "symbole" plutôt que des faits. Une banque, passe encore, mais Rothschild !
Je me permettais donc de rappeler que l'image de Rothschild comme caricature de la banque juive avait été construite par l'extrême-droite, ce qui est indéniable (d'où la référence à Drumont). Maintenant, si vos hallucinations vous font voir dans mon texte une transformation des 130 opposants à Rothschild en crypto-fascistes, qu'y puis-je ?
Rédigé par : Hugues | vendredi 21 janvier 2005 à 18:46
Je suis désolé d'avoir déclenché vos foudres. Pas la peine d'être agressif on peut rester de bonne humeur après tout il n'y a pas de quoi fouetter un chat.
Encore toutes mes excuses et bonne continuation.
Rédigé par : Gaël | vendredi 21 janvier 2005 à 18:50
Pas de problème. Je n'aime pas particulièrement les chats mais je n'ai aucune raison de les fouetter. Revenez quand vous voulez !
Rédigé par : Hugues | vendredi 21 janvier 2005 à 18:55
On est toujours le cryto fasciste de quelqu'un....
Tiens en regardant dans la Droite révolutionnaire si Bloy figurait dans l'index, je constate qu'il n'y est pas.
Rédigé par : Tlön | vendredi 21 janvier 2005 à 19:13
Meme pas une grosse chatte avec une combi en cuir ?
Rédigé par : Catwoman | vendredi 21 janvier 2005 à 19:19
Ben j'suis pas Batman, alors ça m'était pas passé par la tête.
Rédigé par : Hugues | vendredi 21 janvier 2005 à 21:34
Libération devrait proposer le Kapital en 30 volumes sur autant de semaines pour booster les ventes.
Rothschild aurait les laisser sombrer, car c'est ça aussi le « sens de l'histoire » : laisser faire la nature…
Rédigé par : sk†ns | samedi 22 janvier 2005 à 17:35
« aurait dû »
Rédigé par : sk†ns | samedi 22 janvier 2005 à 18:03
Le Figaro propose l'Encyclopedia Universalis. Mais si ses lecteurs deviennent plus intelligents, ils arrêteront de le lire. Il faut se méfier des fausses bonnes idées.
Rédigé par : Hugues | samedi 22 janvier 2005 à 19:51
J'ai rien contre Rotihschild, au contraire : il m'a logé et m'a permis de trouver un nouveau logement/
Rothschild rules !
Rédigé par : sk†ns | samedi 22 janvier 2005 à 21:00
Comment ça ?
Rédigé par : Hugues | dimanche 23 janvier 2005 à 17:14
Est-ce que Libé est vraiment un journal de gauche?
Rédigé par : Patricia | lundi 24 janvier 2005 à 09:29
Mon petit Serge, tu te fourvoies. MOi qui t'avais donné ma caution, ma bénédiction, qui avais vendu des journaux à la criée au Flore, pour le lancer. Comment peux-tu me faire ça, à moi ?
Rédigé par : Jean-Sol Partre | lundi 24 janvier 2005 à 10:48
Tu est un peu dur avec ce canard mais je doit reconnaitre que ton billet est encore une fois juste et agréable à lire.
Il est vrai que Libé est fautif, avec notamment pour le "provincial" que je suis le sentiment de lire un journal local parisien et des sujets trop survolés.
Dans le genre presse de la même filiation, il y a pire: Le nouvel observateur est devenu un magazine générationnel pour les cinquantenaire et est devenu un mag qui prêterait plus à un titre comme le Nouveau Conservateur...
Rédigé par : socdem | lundi 24 janvier 2005 à 11:52
Salut,
je dois dire que pour ce qui me concerne, que le financier s'appelle Rotschild ou Duchnok importe peu. L'essentiel est que le journal vive. Qui se soucie de la provenance de l'argent, pourvu qu'il y en ait ? Tant qu'il y a les pages Rebonds tenues par le caractériel Helvig (qui refuse mes papiers, ou plutôt les ignore) et surtout les dessins de Willem, Libé reste le seul quotidien français réellement lisible.
Rédigé par : Marco | vendredi 11 février 2005 à 22:06
Juste un simple constat de la presse actuellement : Combien de lecteur de journaux (qu'ils soient gratuits ou payants), peuvent dire après avoir lu leur journal "ah tiens, j'ai appris quelque chose !".
A mon avis pas beaucoup. Personnellement ca me gave de tenir tout ce papier pour au final ne pas en retenir grand chose.
De là à y voir la raison de l'inssucès de la presse en France ... c'est peut-etre aller vite en besogne mais c'est -malheureusement- une part de la réalité...
Rédigé par : arno | mercredi 16 février 2005 à 21:47